Un dispositif renforcé pour éviter la répétition des violences de 2025
La préfecture du Cantal a présenté mardi le dispositif de sécurité mis en place pour l'édition 2026 du Festival international de théâtre de rue d'Aurillac, ouvert ce mercredi. Face aux incidents qui ont marqué l'année précédente, les autorités veulent assurer que la manifestation se déroule « dans les meilleures conditions pour les habitants, les festivaliers et les artistes ».
Le plan annoncé combine renforts de police, mobilisation importante des effectifs de la gendarmerie cantalienne, mesures réglementaires et actions de prévention menées par la mairie.
Les moyens déployés
Concrètement, la préfecture indique la présence permanente de trois unités de forces mobiles (CRS) durant toute la durée du festival. À la police locale s'ajoutent des renforts spécialisés : BAC, équipes cynophiles et officiers de police judiciaire.
- CRS : 3 unités présentes en continu
- Gendarmerie : mobilisation des effectifs cantaliens avec 31 services spécifiques de contrôles, teams cynophiles, patrouilles dans les trains et appui hélicoptère
- Mairie : actions de médiation et de prévention menées par une centaine d'agents municipaux et associatifs
- Mesures réglementaires : arrêtés préfectoraux, dont l'interdiction d'utilisation d'artifices
La préfecture précise qu'aucun renfort extérieur à la gendarmerie n'est prévu, mais que la mobilisation des gendarmes cantaliens sera « très importante ».
| Ressource | Nature |
|---|---|
| Forces mobiles | 3 unités de CRS |
| Contrôles gendarmerie | 31 services spécifiques |
| Vidéoprotection municipale | 60 caméras depuis l'élection municipale |
Prévention et image du festival
La mairie d'Aurillac complète le volet sécuritaire par un travail de médiation. Une centaine de personnes, agents municipaux et bénévoles associatifs confondus, est mobilisée pour prévenir les tensions et accompagner le public. La préfecture a par ailleurs pris des arrêtés, notamment pour interdire l'usage d'artifices pendant la manifestation.
« Nous avons eu des événements fâcheux qui ont porté atteinte à l'image du festival et à sa pérennité. Nous voulons garantir la sérénité de l'édition 2026, qui doit être familiale et conviviale », a déclaré le maire Patrick Casagrande.
Le maire, qui a porté à 60 le nombre de caméras de vidéoprotection depuis son arrivée en mars, insiste sur la nécessité de protéger à la fois les artistes et le public tout en préservant l'ambiance conviviale du festival.
Quelles conséquences pour les Aurillacois ?
Pour les riverains et les visiteurs, la présence accrue des forces de l'ordre se traduira par plus de contrôles dans les points d'affluence, des patrouilles renforcées — y compris en zone ferroviaire — et une visibilité accrue de la vidéoprotection. Les arrêtés préfectoraux imposeront des restrictions pratiques, notamment l'interdiction d'artifices.
Les autorités affichent l'objectif de concilier sécurité et déroulement normal des spectacles. Le festival, qui doit accueillir près de 200 000 visiteurs, reste un temps fort de la vie aurillacoise : sa réussite est jugée essentielle pour l'attractivité culturelle et économique de la ville.
Reste que la vigilance est de mise : les dispositifs de sécurité doivent à la fois prévenir les débordements et éviter d'altérer l'accueil des publics. Les prochains jours permettront de mesurer l'efficacité du plan annoncé.