Un dirigeant local pour remettre l’AFC sur des bases solides
Le 8 juin dernier, Adrien Nivoliez a pris la présidence de l’Aurillac Football Club, le dix-septième depuis la création du club. À 45 ans et à la tête de Biose Industrie, il entend mettre son expérience d’entrepreneur au service d’un club dont il juge la situation perfectible mais riche d’atouts locaux.
Face aux fidèles et aux bénévoles, le nouveau président a dressé un diagnostic sans concession : l’AFC nécessite une restructuration importante sur les plans sportif, structurel et financier. La démarche souhaitée n’est pas de l’ordre de l’instantané, mais d’un chantier de longue haleine destiné à redonner cohérence et ambition au club porte-drapeau du Cantal.
"J'ai accepté de me lancer dans ce projet parce que je suis attaché à ce territoire et convaincu qu’Aurillac doit disposer d'un club de football fort, populaire et ambitieux."
Priorités : compétition, formation, gouvernance
Sur le plan sportif, la feuille de route est claire : recréer une continuité entre l’école de football, les équipes de jeunes, la formation et l’équipe première. L’objectif, selon la présidence, n’est pas seulement de retrouver des niveaux nationaux à terme, mais d’établir une structure pérenne capable de produire et retenir des talents.
- Sport : cohérence formation / équipe première.
- Structure : clarification des responsabilités et des méthodes de travail.
- Finances : mise en place d’un suivi rigoureux et reconstruction progressive des recettes.
Adrien Nivoliez se dit conscient des forces existantes : une base de bénévoles engagés, des éducateurs investis et une forte attache locale. Ces ressources humaines seront au centre du dispositif de refondation qu’il souhaite impulser.
| Axes | Objectifs |
|---|---|
| Sportif | Relier école de foot, jeunes et équipe première |
| Structurel | Clarifier l'organisation et les responsabilités |
| Financier | Instaurer rigueur et suivi des recettes |
Un projet collectif, ancré dans le territoire
Le ton adopté par la nouvelle direction est explicitement collectif : il ne s’agit pas d’une direction unipersonnelle mais d’une volonté de « réunir toutes les personnes qui ont envie de reconstruire le club ». Dans un contexte où les clubs amateurs font face à des contraintes financières croissantes et à la nécessité de professionnaliser certains aspects de leur gestion, la posture adoptée vise à associer acteurs locaux, bénévoles et partenaires économiques.
Reste à transformer les annonces en réalisations mesurables : recrutement d’éducateurs qualifiés, redynamisation des recettes (billetterie, partenariats, animations), et surtout cohérence sportive qui permette de mesurer des progrès sur le terrain. Les prochaines saisons seront celles des premiers signes tangibles de cette « reconstruction correcte » énoncée par le président.
Pour les Aurillacois et les amateurs de football du Cantal, l’enjeu dépasse le simple résultat sportif : il s’agit de préserver un foyer d’animation locale et une école de formation dans une ville et un territoire où les structures du sport amateur jouent un rôle social important.