Une réunion locale aux airs de prologue pour une décision lourde de conséquences
La dernière série de réunions publiques organisée par la commission d’enquête chargée d'examiner la demande d'autorisation de création (DAC) du projet Cigéo s'est tenue ce week-end en Meuse. À Bar-le-Duc, la séance n'a pas attiré la mobilisation que certains observateurs, partisan comme opposant au projet, auraient pu attendre. Le calendrier de l'instruction, lui, a continué d'évoluer au fil des déclarations officielles.
Initialement prévue pour s'achever au 2 juillet, la phase d'enquête publique a été prolongée de deux semaines et doit désormais se terminer le 16 juillet. Cette modification intervient après des avis recommandant une durée d'instruction plus longue, conforme aux prescriptions du code de l'Environnement.
« Elle devait effectivement durer 45 jours. Mais plusieurs avis ont été émis pour qu’elle dure au moins deux mois conformément au code de l’Environnement. Cela nous permet donc d’organiser deux réunions publiques en présentiel, une à Bar-le-Duc ce samedi et une autre mercredi prochain à Chaumont »,
La phrase, prononcée par le président de la commission, Yves Lallemand, résume la justification donnée pour l'extension du calendrier. Elle témoigne aussi de la volonté des autorités de multiplier les temps d'échanges en présence, malgré une participation locale mesurée lors de la séance de Bar-le-Duc.
Si la réunion en présentiel n'a pas connu d'affluence notable, le dossier n'en reste pas moins abondamment documenté sur le registre dématérialisé. Les contributions en ligne, déjà nombreuses, constituent une part importante de l'instruction et offrent une photographie de l'intérêt que suscite le projet à l'échelle départementale et régionale.
- Changement de calendrier : fin d'enquête déplacée du 2 au 16 juillet.
- Réunions publiques : séance à Bar-le-Duc et autre prévue à Chaumont.
- Registre dématérialisé : un volume important de contributions alimente l'instruction.
Pour les habitants de Bar-le-Duc et des communes voisines, ces évolutions interrogent sur la portée réelle des consultations locales lorsque la participation en présentiel reste réduite. L'expérience montre toutefois que la rencontre physique peut peser différemment symboliquement, notamment dans un territoire marqué par la présence industrielle et mémorielle et par des débats anciens sur la gestion des déchets à long terme.
Les prochaines étapes restent focalisées sur la clôture formelle de l'enquête publique et l'examen des observations recueillies, qu'elles proviennent de rencontres en salle ou du registre numérique. La commission, par la voix de son président, a choisi d'accroître le nombre de temps d'échange pour permettre un examen plus large du dossier ; il reviendra ensuite aux autorités compétentes d'instruire et de trancher selon les suites réglementaires.
| Élément | Informations |
|---|---|
| Durée initiale prévue | 45 jours, fin le 2 juillet |
| Durée modifiée | Prolongation jusqu'au 16 juillet |
| Réunions en présentiel en Meuse | Bar-le-Duc (samedi), Chaumont (mercredi suivant) |
À Bar-le-Duc, la séance aura peut-être ressemblé à un modeste chapitre d'un dossier qui s'écrit d'abord dans les bureaux d'étude, les services de l'État et sur les plateformes numériques. Mais c'est en ces pages — et à travers les contributions déposées — que se dessineront, pour l'avenir, les décisions aux conséquences longues pour le territoire.