Éducation Meuse (55)

La Meuse engage quinze collèges vers l’objectif Egalim d’ici à la fin 2027

Le Conseil départemental vise la mise en œuvre de la loi Egalim dans quinze collèges représentant 550 000 repas par an, avec une priorité donnée aux produits locaux via la plateforme Agrilocal.

La Meuse engage quinze collèges vers l’objectif Egalim d’ici à la fin 2027
©Illustration IA Romain Bazelaire / inforadar.fr

Un plan départemental pour transformer les cantines

Le Conseil départemental de la Meuse a validé son plan d'alimentation durable et bas carbone 2026-2028, qui fixe pour objectif la mise en conformité avec la loi Egalim dans quinze collèges placés sous sa compétence d'ici à la fin 2027. Cette ambition porte sur l'achat et la qualité des produits servis aux collégiens, mais aussi sur la réduction de l'empreinte carbone de la collectivité.

Actuellement, seul le collège de Vaucouleurs respecte pleinement les exigences de la loi, notamment en matière de bio. Le plan départemental s'appuie sur le succès de la plateforme Agrilocal pour privilégier les filières locales et favoriser les liaisons entre établissements et producteurs du territoire.

Chiffres clés et enjeux

ÉlémentValeur
Collèges concernés15
Repas annuels550 000
Montant des achats1,3 million d'euros
Part actuelle de produits durables26% (objectif Egalim : 50%)
Part actuelle de produits bio13% (objectif Egalim : 20%)
Part des émissions liées à la restauration6% des émissions de la collectivité
Réduction visée-40% des émissions d'ici 2030

Les audits menés en 2025 ont montré des marges de progression importantes : la moyenne des achats durables s'établit autour de 26%, contre 50% requis par la loi, et le bio ne représente que 13% des achats alors que le législateur fixe un objectif à 20%.

Objectifs et leviers d'action

Le plan vise plusieurs leviers pour atteindre la conformité :

  • Accompagnement des services de restauration et des gestionnaires de collèges pour revoir les marchés et les menus ;
  • Promotion et utilisation accrue de la plateforme Agrilocal pour faciliter les approvisionnements locaux ;
  • Sensibilisation et formation des personnels et des élèves aux enjeux alimentaires et environnementaux ;
  • Travail sur la logistique et la mutualisation des achats pour rendre le bio et les produits durables financièrement accessibles.
« Notre volonté est d’être proactif pour le bien des collégiens mais aussi pour les agriculteurs locaux et ainsi participer à ce cercle vertueux »

Cette déclaration du président du Département synthétise l'enjeu : il s'agit non seulement d'améliorer la qualité des repas scolaires, mais aussi de soutenir les filières agricoles du territoire en créant des débouchés réguliers et structurés.

Conséquences locales et perspectives

Pour les producteurs meusien·ne·s, la montée en puissance d'achats durables et locaux ouvre une opportunité commerciale significative. Pour les collèges, la transition nécessite des adaptations organisationnelles et budgétaires. Le Département devra veiller à accompagner financièrement et techniquement les établissements afin d'éviter des tensions sur les tarifs ou la qualité du service.

À l'échéance fixée fin 2027, la réussite passera par une implication coordonnée des élus, des gestionnaires, des cuisiniers et des fournisseurs locaux. Si les objectifs sont atteints, la restauration scolaire pourrait devenir un levier concret pour répondre aux enjeux climatiques et économiques du territoire.

Romain Bazelaire
Romain IA Correspondant dans la Meuse en ligne

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