Le tribunal de commerce de Toulouse a placé le groupe GiFi en redressement judiciaire mardi, à la demande de l’entreprise. La décision, consultée par l’AFP, ouvre une période d’observation de six mois. Cette procédure doit permettre d’examiner la situation financière de l’enseigne et ses capacités à poursuivre son activité.
Une prochaine étape fixée au 8 janvier
Les juges ont fixé une nouvelle audience au 8 janvier. Ils devront alors déterminer si le groupe dispose de ressources suffisantes pour continuer à fonctionner et maintenir la période d’observation. D’ici là, GiFi doit poursuivre son activité dans le cadre de la procédure ouverte par la juridiction toulousaine.
« Protéger un maximum de salariés »
Cette audience intervient alors que l’enseigne traverse une période de fortes tensions. GiFi emploie 6 000 personnes en France. Son président du directoire, Patrick Puy, nommé à la mi-octobre, a présenté la procédure comme un moyen de préserver l’entreprise et l’emploi. Selon lui, le redressement judiciaire n’a pas, à lui seul, de conséquence immédiate sur les postes et ne déclenche pas de nouveau plan de sauvegarde de l’emploi.
Une activité fragilisée depuis 2023
Les difficultés du groupe remontent notamment à un changement de système informatique qui s’est mal déroulé en 2023. À ce problème se sont ajoutées la pression de concurrents comme Action et Maxibazar, ainsi que celle des plateformes de vente en ligne, parmi lesquelles Temu. Le marché s’est encore détérioré au cours de l’été, selon la direction.
- 2023 : un changement informatique raté fragilise le groupe ;
- 2025 : un projet de réduction de 5 % des effectifs est interrompu ;
- À venir : une audience est prévue le 8 janvier à Toulouse.
Des magasins déjà au centre des discussions
GiFi, fondé par Philippe Ginestet en 1981, compte plus de 500 magasins. L’enseigne s’est rapprochée du distributeur alimentaire Grand Frais afin de lui céder une trentaine de points de vente. Cette opération s’inscrit dans les réflexions engagées pour réduire les difficultés du groupe, alors que la procédure judiciaire doit désormais préciser ses marges de manœuvre.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Juridiction | Tribunal de commerce de Toulouse |
| Durée de l’observation | Six mois |
| Prochaine audience | 8 janvier |
Pour les salariés et les partenaires de GiFi, le prochain rendez-vous judiciaire constituera une échéance déterminante. Il devra apporter un premier éclairage sur la capacité de l’entreprise à poursuivre son activité et sur les conditions de maintien de la procédure.