Une silhouette arachnéenne retirée du musée Estève
Mercredi matin, la cour du musée Estève a perdu l’une de ses figures les plus visibles : le Caliban, stabile en tôle d’acier d’Alexander Calder, a été entièrement démonté. Haute d’environ 6 mètres et présente à Bourges depuis son retour de prêt il y a une douzaine d’années, la pièce avait patiné face aux intempéries et au soleil ; ses noirs profonds laissaient place à des teintes plus grises.
Destination : la Nièvre pour une restauration contrôlée
Sept éléments qui constituaient la sculpture ont été désolidarisés et conditionnés pour le transport. L’œuvre va rejoindre un atelier en Nièvre où l’entreprise spécialisée Technicolor mènera les opérations sous la supervision de la Fondation Calder et du Centre national des arts plastiques (Cnap), maître d’ouvrage au nom de l’État.
- Décapage par sablage pour éliminer les couches anciennes de peinture
- Application d’un primaire anticorrosion en au moins deux couches
- Pose d’un mastic de comblement sur les irrégularités puis remise en peinture
La remise en état s’inscrit dans le cadre national de l’année « Calder au cœur de la France », qui associe plusieurs établissements pour célébrer l’artiste et assurer la conservation de ses œuvres.
« création iconique, qui relie Bourges au monde »
Cette formulation, employée par un élu chargé de la culture, résume l’enjeu : le Caliban n’est pas seulement un élément décoratif, il participe à la visibilité internationale des collections berruyères.
Conséquences locales et perspectives
Pendant la durée des travaux, la cour du musée Estève se voit transformée — un vide provisoire pour une œuvre qui doit retrouver sa prestance d’origine. La restauration permettra non seulement de traiter la corrosion mais aussi d’homogénéiser la surface après des repeints d’entretien successifs.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Hauteur | 6 m |
| Présence à Bourges | 12 ans (depuis 2014) |
La Ville et les partenaires culturels indiquent que l'opération se déroule selon un protocole professionnel et qu’un réembarquement du Caliban est prévu après restauration. Pour les Berruyers, c’est l’assurance que cette grande pièce, qui dialogue avec l’histoire artistique de la ville, conservera sa place dans le paysage public pour les décennies à venir.