Un parcours qui redessine les rues du centre-ville
Mercredi, depuis la place de la République, les élus de Gap ont lancé la 14e édition du parcours artistique estival « À ciel ouvert… ! ». Le dispositif vise à installer des œuvres dans l’espace public et à inciter habitants et touristes à parcourir le cœur de la ville sous un autre angle.
Cette année, le parcours se compose de 17 créations réparties dans le centre-ville et de 5 boutiques éphémères où des artistes exposent et travaillent. Parmi les installations dévoilées, on compte 8 nouveautés qui viennent enrichir un ensemble déjà constitué d’œuvres permanentes et d’anciennes acquisitions.
« un dialogue avec l’espace urbain, le patrimoine et les passants transformant chaque promenade en une expérience de découverte »
La formulation, reprise par la mairie et le service culturel, résume l’ambition : rendre l’art accessible sans barrières, en le confrontant au quotidien des Gapençais. Le parcours joue sur la proximité — places, ronds-points, angles de rues — pour surprendre et susciter l’interaction.
- Œuvres totales : 17
- Nouveautés : 8
- Installations temporaires : 9
- Boutiques éphémères : 5
| Type | Nombre |
|---|---|
| Créations exposées | 17 |
| Œuvres permanentes | 7 |
| Installations temporaires | 9 |
| Boutiques éphémères | 5 |
Parmi les pièces à repérer, certaines sont déjà bien identifiées dans le paysage local : La liseuse (Cyril de la Patellière), installée depuis 2007 sur la margelle de la fontaine de la place Alsace-Lorraine, ou Au-delà du mur (Bruno Lucchini) place Gavote. De nouvelles propositions, comme Léon, le poulpe à la place de la République ou Pots de coquelicots sur l’esplanade Desmichels (création de Xzav), viennent créer des points d’arrêt et de curiosité.
Le choix des œuvres revient au service culturel de la Ville. Chaque année, un appel à candidatures est lancé dès le mois de mars. Un jury local — élus, artistes et agents techniques — étudie les dossiers reçus, venant non seulement de Gap mais aussi d’autres villes comme Orange et Bordeaux. Le travail comprend la sélection, la sécurisation et parfois l’achat d’œuvres pour enrichir la collection municipale.
Sur le terrain, le dispositif a deux effets immédiats : il crée des itinéraires de flânerie et impose des contraintes logistiques (pose, sécurité, maintien dans l’espace public). Pour les commerçants et les cafés du centre, l’arrivée d’ateliers éphémères et de visiteurs constitue aussi une opportunité commerciale en plein cœur de la saison estivale.
Le parcours reste visible tout l’été ; il invite à la déambulation, au regard et parfois à la discussion — ce que les montagnes alentour ne manquent jamais d’apprécier : une ville qui marche et qui regarde.