Un été marqué par une pollution à l’ozone perceptible à Bourges
Le thermomètre en hausse et le soleil généreux favorisent ce que les spécialistes appellent la pollution photochimique. Dans le Cher, les capteurs de surveillance affichent un indice ATMO « très dégradé » pour l’ozone à Bourges, tandis que la situation est qualifiée de « mauvais » dans le nord du département.
Lig’Air, l’organisme régional chargé de la surveillance de la qualité de l’air, s’appuie sur trois stations dans le département du Cher — deux implantées à Bourges et une à Vineuil — pour établir ces constats. Si ces appareils permettent de suivre l’évolution des polluants à l’échelle locale, leur position géographique limite parfois la détection d’événements très localisés.
Incendies et particules : des effets locaux, pas (encore) un signal global
Les dernières semaines ont été marquées par une série d’incendies en Berry, du sud du Cher à la Sologne, avec notamment la disparition de 120 hectares de forêt à Morthomiers. Ces feux peuvent accroître ponctuellement la concentration de particules fines dans l’air.
- Les capteurs de Lig’Air du département n’ont pas relevé d’anomalie généralisée liée aux incendies.
- Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas eu d’augmentations locales et temporaires de particules fines, avertit Lig’Air.
« Si nos indicateurs ne montrent rien d’anormal, c’est que nos capteurs sont trop loin des incendies. Mais ça ne veut pas dire que cette augmentation de particules fines n’a pas eu lieu, ponctuellement et localement. »
La spécialiste citée par Lig’Air rappelle que la détection dépend beaucoup de la proximité des stations par rapport aux foyers d’incendie. Les habitants riverains d’un feu peuvent donc ressentir une dégradation de la qualité de l’air non visible sur les bulletins départementaux.
Pourquoi l’ozone augmente-t-il en été ?
L’ozone troposphérique est un polluant typiquement estival : il se forme par réaction chimique entre le rayonnement solaire et des précurseurs issus, entre autres, du trafic routier. Dans le Cher, la situation est moins critique que dans certains départements voisins, comme l’Eure-et-Loir, où des alertes ont dû être déclenchées.
Selon Lig’Air, l’ensoleillement joue un rôle clé, mais ce sont surtout les émissions de polluants précurseurs qui déterminent l’ampleur de la hausse d’ozone. L’amélioration progressive des émissions locales — par exemple avec davantage de véhicules électriques — peut expliquer l’absence d’alertes récurrentes dans le département ces dernières années.
| Station | Localité | Observation |
|---|---|---|
| Station 1 | Bourges | Très dégradé (ozone) |
| Station 2 | Bourges | Surveillance |
| Station 3 | Vineuil | Surveillance |
Pour les habitants : prudence si vous êtes sensible (asthme, maladie respiratoire ou cardiovasculaire), évitez les efforts physiques intenses en plein air pendant les pics d’ozone et suivez les bulletins locaux de Lig’Air pour les recommandations actualisées.
La surveillance se poursuit : si l’indice ne devrait pas augmenter ce week-end selon Lig’Air, la situation reste à suivre, en particulier en lien avec l’évolution des feux et des conditions météorologiques.