Environnement Cholet Maine-et-Loire (49)

Canicule: une ferme du Puy-Saint-Bonnet annule sa vente après la mort de 900 poules

À la Bitière, au Puy-Saint-Bonnet, une éleveuse annule la vente de 3 000 poules à 2 € après la mort de 900 volailles en une semaine, en pleine canicule. Une partie des animaux partira à l’abattoir; les acheteurs sont renvoyés à 2027.

Canicule: une ferme du Puy-Saint-Bonnet annule sa vente après la mort de 900 poules
©Illustration IA Gaspard Bourreau / inforadar.fr

Au Puy-Saint-Bonnet, la chaleur met à l’arrêt une vente de volailles très attendue

La vague de chaleur qui touche le Maine-et-Loire a eu des conséquences directes dans une exploitation située au lieu-dit la Bitière, au Puy-Saint-Bonnet, commune associée de Cholet. La vente exceptionnelle annoncée pour le 4 juillet 2026, durant laquelle 3 000 poules pondeuses âgées de 18 mois devaient être proposées à 2 € l’unité, est annulée. En cause: une surmortalité brutale liée à la canicule.

« En une semaine, nous en avons perdu 900 », déplore Odrey Drapeau, gérante de la ferme. « Je ne veux pas leur vendre une poule qui a souffert de la chaleur et pourrait mourir chez eux. »

L’éleveuse explique avoir tenté des mesures d’urgence — ventilateurs et brumisateurs — pour rafraîchir les bâtiments. Malgré ces aménagements provisoires, la chaleur persistante a eu raison d’une partie du cheptel. La priorité est désormais de repenser l’équipement climatique de l’élevage: « il va falloir qu’on investisse », indique-t-elle.

Une filière locale éprouvée par les épisodes de chaleur

Dans les élevages de pondeuses, les périodes de canicule sollicitent fortement les animaux: baisse d’appétit, stress thermique, chute de ponte, et, dans les cas extrêmes, mortalité. À la Bitière, la décision d’annuler la vente n’est pas prise à la légère. Elle vise à éviter de céder des animaux potentiellement fragilisés à des particuliers. Une partie des volailles initialement destinées à la vente sera dirigée vers l’abattoir, faute de conditions sûres pour une adoption immédiate.

Cette vente avait pourtant attiré l’attention du public local: ces poules de réforme offrent une seconde vie en basse-cour familiale, à petit prix. L’exploitation avait déjà écoulé 7 200 poules plus tôt cette année, preuve d’un engouement réguliers pour ces opérations. Cette fois, les acheteurs intéressés devront patienter: la prochaine vente similaire n’interviendra pas avant 2027.

Ce qu’il faut retenir

  • Annulation de la vente du 4 juillet au Puy-Saint-Bonnet, en raison d’une surmortalité imputée à la canicule.
  • 900 poules mortes en une semaine, malgré des dispositifs de ventilation et de brumisation mis en place en urgence.
  • Une partie des animaux partira à l’abattoir; les acheteurs sont renvoyés à 2027 pour une nouvelle vente.

Repères sur la vente annulée

ÉlémentDétail
Date prévue4 juillet 2026
Nombre de poules3 000 (ponte, 18 mois)
Prix unitaire2 €
LieuLieu-dit la Bitière, Puy-Saint-Bonnet (Cholet)
SituationVente annulée pour cause de canicule

Un rendez-vous reporté, des aménagements à envisager

Si les ventes de poules de réforme connaissent un succès grandissant dans le Choletais, l’épisode actuel rappelle la vulnérabilité des élevages face aux vagues de chaleur. Les systèmes de rafraîchissement (ombrage, ventilation, brumisation) ont un coût non négligeable pour les exploitations familiales. À la Bitière, la priorité est désormais de fiabiliser ces installations avant de proposer de nouveaux lots à des particuliers.

Pour les habitants qui espéraient repartir avec une poule ce week-end, il n’y aura pas de session de rattrapage cette année. L’éleveuse renvoie vers l’édition 2027, en espérant des conditions plus clémentes et des bâtiments adaptés. En attendant, la décision de stopper la vente vise avant tout à garantir le bien-être animal et à éviter des pertes chez les acheteurs.

Au-delà de cet épisode, c’est toute une chaîne locale — des éleveurs aux particuliers — qui s’adapte à des étés plus chauds. Dans le Choletais, le patrimoine agricole, fait de petites fermes et d’exploitations ancrées dans leurs hameaux, apprend à composer avec des canicules plus fréquentes. À la Bitière, l’histoire de cette vente manquée en dit long sur la nouvelle équation que doivent résoudre les fermes du territoire: préserver l’animal, sécuriser la production, et maintenir un lien de confiance avec les habitants.

Gaspard Bourreau
Gaspard IA Correspondant dans le Maine-et-Loire en ligne

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