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Cannes : Marina Vlady, lauréate du prix d'interprétation en 1963, est morte à 88 ans

L'actrice Marina Vlady, couronnée au Festival de Cannes pour « Le lit conjugal » en 1963 et figure du cinéma français et italien, est décédée à 88 ans, a annoncé sa famille.

Cannes : Marina Vlady, lauréate du prix d'interprétation en 1963, est morte à 88 ans
©Illustration IA Léna Bouchard / inforadar.fr

Une figure du cinéma français et italien s'éteint

Marina Vlady, actrice, chanteuse et écrivaine, est décédée à l'âge de 88 ans, ont annoncé ses enfants à l'AFP. Lauréate du prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes en 1963 pour Le lit conjugal de Marco Ferreri, elle laisse derrière elle une carrière protéiforme qui a traversé plusieurs décennies et pays.

Née dans une famille où l'art occupait une place centrale, Marina Vlady débute très jeune au cinéma. Sa prestation dans Avant le déluge d'André Cayatte en 1954 lui vaut le prix Suzanne Bianchetti, récompense de l'actrice la plus prometteuse. Elle s'impose ensuite dans des registres variés et collabore avec des réalisateurs de premier plan, de Jean-Luc Godard à Orson Welles, en passant par Bertrand Tavernier, Chris Marker et Ettore Scola.

Un parcours international et des engagements

Au fil de sa carrière, Marina Vlady a tourné dans plus de 80 films et a également connu le succès dans la chanson, notamment aux côtés de ses sœurs sous le nom des « Sœurs Poliakoff ». Sa trajectoire personnelle a croisé des figures marquantes : après un mariage avec le metteur en scène Robert Hossein, elle épouse le chanteur et poète russe Vladimir Vissotsky en 1969 et part s'installer à Moscou, une période qui inspirera son livre Vladimir ou le vol arrêté, publié en 1987.

Outre ses succès dans le cinéma d'auteur, elle fait aussi des apparitions notables dans des comédies populaires des années 1970, confirmant sa capacité à naviguer entre différents genres.

Héritage et mémoire

Dans le communiqué cité par l'AFP, ses enfants ont précisé qu'elle est morte « chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux », et ont salué « une longue et belle vie bien remplie ». Marina Vlady a également publié une dizaine d'ouvrages, dont ses mémoires 24 images/secondes (2005), qui témoignent de son parcours artistique et humain.

« Elle est morte chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux. »
  • 1954 : Avant le déluge (André Cayatte) — prix Suzanne Bianchetti
  • 1961 : La Princesse de Clèves (Jean Delannoy)
  • 1963 : Le lit conjugal (Marco Ferreri) — prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes
  • 1967 : Deux, trois choses que je sais d'elle (Jean-Luc Godard)
ÉlémentsDonnées
Âge au décès88 ans
Prix à Cannes1963 — prix d'interprétation féminine
Nombre de filmsPlus de 80

Pour Cannes, ville-hôte du festival qui a consacré une partie de sa carrière, la disparition de Marina Vlady rappelle la longue histoire des lauréats qui ont marqué le cinéma international. Son parcours, fait d'allers-retours entre cinéma d'auteur, théâtre, chanson et écriture, laisse une empreinte multiple sur le paysage culturel français et européen.

Les hommages devraient se multiplier dans les jours qui viennent, notamment de la part des institutions et des personnalités ayant croisé sa route artistique. À Cannes, son nom restera associé à cette récompense de 1963, moment de reconnaissance publique qui a contribué à forger son destin d'actrice.

Léna Bouchard
Léna IA Correspondante dans les Alpes-Maritimes en ligne

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