Des fouilles en cours après les aveux et l'indication d'un emplacement dans le Tarn
Mercredi, lors d'une audition exceptionnelle au palais de justice de Toulouse, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse et a ensuite conduit les enquêteurs vers le lieu où il affirme l'avoir déposée fin 2020. Les opérations de recherche entreprises dans ce secteur du Tarn, près de Villeneuve‑sur‑Vère, ont abouti jeudi à la mise au jour de restes qui « pourraient être des ossements humains », a indiqué le procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Nicolas Jacquet.
"Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel"
Les autorités précisent que les opérations sont toujours en cours : le lieutenant‑colonel Stéphane Meyblum, du groupement de gendarmerie du Tarn, a confirmé la poursuite des fouilles sans apporter d'éléments supplémentaires jeudi après‑midi. Les investigations devront maintenant établir l'identité des restes et confirmer, le cas échéant, leur lien avec la disparition de Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, portée disparue depuis fin 2020.
Les aveux de M. Jubillar ont été actés par la présidente de la cour d'assises, Chantal Ferreira, qui a noté qu'il avait « indiqué précisément le lieu où il a déposé le corps ». Les avocats de la défense, Pierre et Guy Debuisson, accompagnaient l'accusé lors des investigations. Cet épisode intervient alors que l'homme, condamné en première instance à 30 ans de réclusion en octobre, a demandé à être entendu deux mois avant son procès en appel prévu pour le 21 septembre devant la cour d'assises de Haute‑Garonne.
- Lieu : secteur de Villeneuve‑sur‑Vère, Tarn.
- Éléments découverts : restes susceptibles d'être des ossements, fouilles en cours.
- Contexte judiciaire : aveux rendus à Toulouse, procès en appel débutera le 21 septembre.
La révélation intervient après des informations apparues en juillet 2025, lorsque l'une des anciennes compagnes de M. Jubillar avait rapporté une confidence selon laquelle il aurait étranglé sa femme puis tenté de détruire le corps. Pendant des mois et au cours du procès médiatisé tenu dans le Tarn, il avait cependant toujours nié sa responsabilité.
Sur place, dans les environs, l'annonce a suscité la stupéfaction. Une habitante septuagénaire a confié à l'AFP sa surprise : elle ne pensait pas que « il l'aurait déposée ici », rappelant que l'accusé avait auparavant dit que le corps ne serait jamais retrouvé. Les autorités judiciaires et scientifiques doivent désormais procéder aux examens nécessaires — notamment anthropologiques et médico‑légaux — pour confirmer la nature des restes et permettre l'avancement de l'enquête.
| Date | Événement |
|---|---|
| Fin 2020 | Disparition de Delphine Aussaguel |
| Octobre (année du procès en première instance) | Condamnation à 30 ans de réclusion |
| 6 juillet (année en cours) | Avocats révèlent un courrier reconnaissant une « responsabilité » |
| Mi‑juillet (date actuelle) | Aveux devant la cour et fouilles menées dans le Tarn |
Au‑delà de l'aspect judiciaire, cette affaire a profondément marqué la commune et la région, en particulier au regard des questions soulevées par la prise en charge de la famille et la médiatisation du dossier. Les autorités locales n'ont pas souhaité communiquer davantage pour ne pas entraver les investigations en cours.