Une réponse collective des élus après le rapport de la CRC
Le 25 juin, le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony (LR), a indiqué vouloir saisir la justice à la suite de la publication du rapport d'observations définitives rendu par la Chambre régionale des comptes (CRC) Auvergne-Rhône-Alpes portant sur la gestion de l'association Clermont Massif central 2028. L'association, dissoute en juillet 2024, avait porté la candidature qui n'a finalement pas été retenue — Bourges ayant été désignée Capitale européenne de la culture 2028.
Ce que dit la Métropole
La Métropole de Clermont-Ferrand a publié une réaction institutionnelle soulignant que, face aux éléments relevés par la CRC, « il appartient à l'autorité judiciaire d’apprécier les faits et de qualifier les infractions susceptibles d'être retenues ». Cette formulation indique un transfert du dossier vers les juridictions compétentes et une volonté d'officialiser la procédure plutôt que d'en rester à des déclarations politiques.
« Il appartient à l'autorité judiciaire d’apprécier les faits et de qualifier les infractions susceptibles d'être retenues. »
Contexte et enjeux locaux
La publication du rapport de la Chambre régionale des comptes a relancé la polémique autour de la gouvernance de la candidature clermontoise. Au-delà des personnes et des structures impliquées, la question posée aux élus et aux administrations locales est celle de la transparence et de la gestion des fonds publics affectés à un projet culturel d'envergure. Pour les habitants, il s'agit aussi d'une question de crédibilité institutionnelle pour la Ville et la Métropole.
Calendrier et faits établis
| Date | Événement |
|---|---|
| Juillet 2024 | Dissolution de l'association Clermont Massif central 2028 après la désignation de Bourges |
| 25 juin 2026 | Annoncé par le maire : saisine de la justice suite au rapport de la CRC |
- La CRC a publié des observations définitives concernant la gestion de l'association.
- La Ville et la Métropole ont décidé d'engager la voie judiciaire plutôt que de régler le dossier uniquement en interne.
- La procédure vise à ce que l'autorité judiciaire détermine la qualification éventuelle des faits.
Conséquences attendues
La saisine de la justice ouvre une phase procédurale dont le calendrier et l'issue restent à définir par les magistrats compétents. Sur le plan local, la démarche vise à clarifier la responsabilité administrative et financière et à restaurer la confiance des citoyens dans la gestion des projets publics. Elle pourra aussi nourrir les débats politiques municipaux à l'approche des prochaines échéances électorales, notamment sur la gouvernance des projets culturels et l'usage des deniers publics.
Les prochaines étapes seront, en premier lieu, l'enregistrement de la plainte ou de la saisine auprès du procureur, puis l'ouverture éventuelle d'une information judiciaire si les éléments recueillis le justifient. Les autorités locales ont fait le choix d'acter cette étape pour que le traitement du dossier se fasse dans le cadre strict de la justice.