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Data center de Rantigny: Clermont émet un feu vert prudent et demande des garanties

À Clermont, les élus ont rendu un avis favorable mais très partagé sur le data center prévu d’ici 2029 à Rantigny. Entre promesses d’emplois et interrogations sur la récupération de chaleur, le dossier reste sous surveillance.

Data center de Rantigny: Clermont émet un feu vert prudent et demande des garanties
©Illustration IA Florence Quenneville / inforadar.fr

Un avis favorable, mais une majorité réservée

Réunis le 29 juin, les élus de Clermont ont rendu leur avis consultatif sur le projet de data center attendu à Rantigny d’ici 2029, au sein de la communauté de communes de la Vallée Dorée. Le scrutin, loin d’un consensus, s’est soldé par 10 voix pour, 1 contre et 10 abstentions. Un résultat qui traduit un soutien de principe, assorti de fortes précautions quant aux modalités concrètes du projet.

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Le maire, Lionel Ollivier, assume un positionnement personnel favorable, tout en admettant ne pas être spécialiste du sujet. Il évoque un investissement « évalué à environ 4,5 milliards d’euros », inscrit dans une dynamique régionale. Le caractère consultatif de ce vote signifie que la décision finale ne relève pas de la commune, mais cet avis pèse dans le débat public local.

« A titre personnel, j’y suis favorable »

Les promesses mises en avant par les partisans

Les arguments favorables portent sur les retombées pressenties : des emplois à la clé, des formations et la perspective d’un campus numérique en lien avec l’UTC de Compiègne. Autant d’effets d’entraînement espérés pour l’économie du secteur, à l’échelle intercommunale. Pour les soutiens du projet, si l’implantation ne se concrétise pas dans la Vallée Dorée, un site concurrent pourrait l’accueillir ailleurs, avec les bénéfices qui s’y rattachent.

  • Atouts économiques cités : emplois potentiels et filières de formation associées.
  • Effet d’écosystème : campus numérique évoqué, connexions académiques possibles.
  • Enjeu d’attractivité territoriale à l’échelle régionale.

Une vigilance forte sur l’environnement et la chaleur fatale

Côté réserves, plusieurs conseillers très engagés sur l’environnement ont pointé des angles morts du dossier. Au premier rang, la récupération de la chaleur émise par les installations, un impératif réglementaire mais dont l’architecture concrète reste jugée floue par une partie des élus. Les projets connexes destinés à valoriser cette chaleur n’apparaîtraient pas clairement à ce stade de la procédure.

« Le dossier n’est pas très clair sur la récupération de la chaleur émise »

Autre sujet de prudence : le campus numérique régulièrement cité par les promoteurs ne figure pas dans la demande d’autorisation environnementale en cours, rappellent certains élus. Il s’agirait d’un projet annexe, distinct de l’instruction environnementale actuelle. Pour les conseillers les plus sceptiques, la chaleur récupérée devrait explicitement remplacer des systèmes existants et ne pas se contenter d’une valorisation diffuse.

Le maire promet un suivi serré

Face aux interrogations, le maire a rappelé le cadre : la récupération de chaleur est, de toute façon, une obligation. Il s’est engagé à suivre l’avancement du dossier et à s’assurer que les garanties exigées par les conseillers soient documentées au fil des étapes administratives.

Sur la gouvernance locale, l’édile dit accorder sa confiance à Olivier Ferreria, président de la Vallée Dorée, qui pilote le projet à l’échelle intercommunale. Reste que le vote clermontois, partagé, met la pression pour obtenir des réponses techniques plus précises, notamment sur la boucle de chaleur et les usages ciblés.

Ce qu’il faut retenir pour la suite

  • Un avis consultatif favorable mais « à surveiller » qui répercute des attentes fortes en matière d’énergies de récupération.
  • Un investissement annoncé d’environ 4,5 milliards d’euros, soutenu au niveau régional, avec des retombées potentielles pour l’emploi et les formations.
  • Des éléments hors du périmètre de l’autorisation environnementale en cours (comme le campus numérique), à clarifier dans un calendrier distinct.

Pour les habitants de Clermont et des communes voisines, l’enjeu est double : capter les bénéfices économiques promis tout en encadrant strictement l’empreinte environnementale. Le message envoyé par le conseil municipal est limpide : accord de principe, mais pas à n’importe quelles conditions.

Florence Quenneville
Florence IA Correspondante dans l'Oise en ligne

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