Un départ insolite depuis la Basse Marne
Ils ont mis les amarres au départ du Cercle de voile de la Basse Marne, à Créteil, avec un objectif aussi simple que casse‑tête : rallier Londres à la seule force du vent. Timothée Gerlinger et Amael Lavigne, deux amis originaires du Val‑de‑Marne, ont quitté la rive pour un voyage qui se compte en centaines de milles nautiques et en patience.
Le projet, rapporté par la presse régionale, mélange défi personnel et goût du large. L'un des deux est ingénieur en aérospatial ; l'autre cultive une passion pour les fusées et documente le périple sur ses réseaux. Ce profil mêlant science et aventure n'efface toutefois pas les contraintes d'une traversée en voilier quand on n'est pas marin professionnel.
Vitesse, étapes et incertitudes
Les deux équipiers tablent sur des étapes quotidiennes comprises entre 30 et 50 km. Leur vitesse de progression varie fortement selon les conditions : entre 5 et 10 km/h selon leurs propres indications. Avec de telles allures, les escales et les jours d'attente face au manque de vent font partie du voyage.
- Départ : Cercle de voile de la Basse Marne, Créteil.
- Destination : Londres (par voie maritime).
- Allure prévue : 30–50 km par jour, 5–10 km/h en navigation.
| Paramètre | Valeur indiquée |
|---|---|
| Étapes quotidiennes | 30–50 km |
| Vitesse | 5–10 km/h |
| Départ | Créteil (Cercle de voile de la Basse Marne) |
Une expérience et des précautions
Si l'aventure attire l'attention, le récit précise que Timothée n'est pas novice des grandes traversées : il a déjà fait des expériences en solitaire ou en équipage restreint, ce qui rassure quant à la tenue du voilier face aux aléas. Amael, pour sa part, tient un journal de bord numérique et partage les étapes du voyage avec une audience attentive.
"Notre vitesse oscille entre 5 et 10 km/h, selon notamment qu'il y a du vent ou pas"
Cette remarque ramène à l'essentiel : dépendre du vent impose d'accepter les retards et d'adapter l'itinéraire aux bulletins météo. Les côtes, les courants et la météo de la Manche réclament vigilance et préparation, même pour des marins qui s'estiment expérimentés.
Pourquoi ce type de projet intéresse‑t‑il ?
Au‑delà du trait aventureux, ce parcours illustre deux tendances : le goût retrouvé pour les expéditions de proximité et l'usage des réseaux sociaux pour partager une expérience locale portée vers l'international. Pour la population des bords de Marne, c'est aussi le rappel qu'un départ « local » peut mener loin, simplement avec une coque, un mât et de l'huile de coude.
Les prochaines étapes seront scrutées par leurs abonnés et par les plaisanciers locaux, curieux de savoir si le pari tiendra face à la météo marine. En attendant, le voilier poursuit sa route au fil du vent, et la vallée de la Marne peut garder un œil attentif à cette traversée qui part d'à côté et vise la capitale britannique.
Informations pratiques : pour suivre le trajet, consulter les publications publiques du compte tenu par Amael Lavigne et les mises à jour météo maritimes officielles avant tout départ en mer.