Des accords signés, mais le contentieux n'est pas clos
La Ville de Reims a annoncé, dans un communiqué daté du 21 septembre, la conclusion de sept accords d'indemnisation au bénéfice de commerçants touchés par les travaux menés sur la Voie des sacres (axe Talleyrand‑Chanzy‑Gambetta). Le montant total de ces derniers accords s'élève à 165 639 euros.
Cette annonce intervient après la validation, le 17 juin, de deux premiers dossiers pour 50 938 euros. La collectivité rappelle que la procédure d'indemnisation est conduite par un médiateur judiciaire nommé fin 2025 par le tribunal administratif de Châlons, à la demande du maire et président du Grand Reims, Arnaud Robinet.
« Passer par un médiateur a permis de réduire la procédure à six mois et d’y faire rentrer des dossiers dont les seuils auraient été jugés non indemnisables en cas de contentieux administratif. »
Pour les commerçants concernés, ces accords apportent un soulagement financier, mais ils ne ferment pas la question politique et sociale soulevée depuis le lancement du chantier. Les travaux, commencés fin juillet 2024, ont profondément perturbé la vie quotidienne des riverains et des boutiques de cet axe touristique et commerçant, attirant depuis des critiques sur la gestion du chantier.
- Situation locale : la Voie des sacres est désormais empruntée par les deux lignes du BHNS, Orélys. La première ligne circule depuis fin novembre 2024, la seconde depuis quelques semaines, selon la Ville.
- Procédure : le recours au médiateur vise à accélérer les indemnisations et à intégrer des dossiers qui auraient pu être rejetés en contentieux.
- Travaux : certains aménagements paysagers restent à terminer, alors que la circulation des bus haute fréquence est déjà en place.
Conséquences pour les commerçants et le centre‑ville
Au cœur du débat, l'équilibre entre modernisation des transports et préservation du tissu commercial. Les commerçants, qui ont subi une baisse d'activité pendant les phases les plus perturbantes du chantier, attendent de la ville des mesures compensatoires rapides et proportionnées aux pertes subies. Le recours au médiateur permet d'accélérer certains dossiers, mais il laisse intact le ressentiment d'une partie du commerce local qui estime avoir été insuffisamment entendu.
| Événement | Date / Détail |
|---|---|
| Démarrage des travaux | Fin juillet 2024 |
| Première ligne Orélys en service | Fin novembre 2024 |
| Médiateur nommé | Fin 2025 |
| Sept accords récents | 165 639 € |
| Deux dossiers antérieurs | 50 938 € (17 juin) |
Sur le plan politique, l'opposition municipale a régulièrement pointé la question des indemnisations au conseil. Pour les riverains, le chantier a transformé un axe emblématique en zone de nuisances temporaires ; pour la municipalité, il s'agit d'un investissement structurant pour le transport urbain et l'attractivité de la ville. Reste à concilier ces perspectives, en rendant la gestion des suites des travaux plus transparente et en poursuivant l'effort d'accompagnement des acteurs économiques impactés.