Un premier point d’étape sur une mesure-clé de tri
L’Agglo du Saint-Quentinois a communiqué un premier bilan de la limitation à 24 passages par an en déchetterie, instaurée via un badge depuis le début de l’année. À ce stade, la collectivité indique que seuls 20 habitants sur environ 85 000 ont déjà atteint ce plafond. Le chiffre, très faible, interroge moins sur le risque de saturation que sur l’appropriation progressive de la règle par les usagers.
Objectif : responsabiliser sans pénaliser l’accès
Le dispositif s’inscrit dans une logique de maîtrise des apports et de lutte contre les dépôts inadaptés, tout en conservant un accès régulier aux déchetteries. Le principe est simple : au-delà des 24 visites annuelles, chaque passage est facturé. D’après le point présenté en conseil communautaire, l’écrasante majorité des foyers restent très en deçà du seuil. Cela suggère que, pour l’instant, la mesure a un effet incitatif sans générer d’exclusions massives.
Le compostage, un levier complémentaire
La collectivité met en parallèle l’accent sur la prévention à la source, notamment par le compostage. Des dispositifs partagés pour l’habitat collectif commencent à être installés. Le vice-président chargé du dossier, Jean‑Marc Weber, a rappelé l’effort déjà consenti depuis plusieurs années :
« Plus de 6 500 composteurs individuels ont été distribués depuis 2015. »
Ce basculement vers la valorisation des biodéchets doit, à terme, réduire les volumes amenés en déchetterie et limiter les trajets, avec des effets environnementaux et économiques attendus.
Des données qui éclairent les usages
| Indicateur | État des lieux |
|---|---|
| Passages autorisés/an | 24 (au-delà : passage payant) |
| Habitants ayant atteint le quota | 20 personnes |
| Population concernée | Environ 85 000 habitants |
| Mise en place du badge | Depuis le début de l’année |
| Composteurs individuels distribués | 6 500+ depuis 2015 |
Quels impacts pour les usagers ?
Pour la plupart des foyers, le plafond de 24 passages offre une marge confortable pour évacuer encombrants, déchets verts ou gravats légers, sans surcoût. Les apports réguliers, mais ciblés, facilitent aussi le contrôle des flux et la qualité du tri sur site. À l’inverse, les profils qui s’approchent du seuil (bricolage intensif, grands jardins, déménagements) devront planifier davantage : mutualiser les déplacements, regrouper les dépôts, et orienter une partie des biodéchets vers le compostage.
Réduction des déchets : une trajectoire à confirmer
Le très faible nombre d’usagers ayant atteint le quota ne suffit pas, à lui seul, à mesurer l’impact global sur les tonnages. Il illustre toutefois un changement d’habitudes en cours : des passages mieux pensés, une montée du compostage, et un encadrement plus lisible des usages des déchetteries. L’extension des solutions de proximité pour les biodéchets, notamment en pied d’immeuble, sera déterminante pour conforter cette dynamique.
À retenir pour bien s’organiser
- Le plafond annuel est de 24 passages en déchetterie ; au-delà, un paiement s’applique.
- Le badge est nécessaire à chaque visite ; conservez-le et présentez-le systématiquement.
- Des composteurs partagés se déploient pour l’habitat collectif ; le compostage individuel a déjà passé la barre des 6 500 équipements distribués depuis 2015.
Ce premier bilan, livré en conseil communautaire, conforte une orientation qui associe maîtrise des flux et prévention. Les prochains mois diront si la réduction des apports, portée par le tri et le compostage, s’ancre durablement dans les pratiques du quotidien.