Une commune marquée par la perte d’un serviteur discret et constant
Lehaucourt a perdu l’un de ses repères. Robert Penet, père de trois enfants, ancien ouvrier de Motobécane à Saint-Quentin et visage familier des actions solidaires, est décédé dans un accident de la route. Sa trajectoire résume une certaine idée de l’engagement dans l’Aisne : une présence régulière, patiente, tournée vers le collectif et attentive aux besoins du quotidien.
Plus de trente-cinq ans au conseil municipal
Élu conseiller municipal à Lehaucourt de mars 1965 à mars 2001, sous les mandats de Raymond Froment, il a accompagné des générations d’habitants. De ces années d’assemblée communale, reste l’empreinte d’un homme de terrain, attaché à la proximité et au suivi des dossiers dans le temps long, à l’image de nombreux élus ruraux qui s’inscrivent dans la durée.
« Notre village est en deuil tant Robert s’est investi en qualité de conseiller et de membre associatif. Il était de bons services », souligne le maire, Michel Pinçon.
Le fil rouge de la solidarité
Après son mandat, Robert Penet n’a pas rangé l’engagement. Il a poursuivi au sein du Centre communal d’action sociale (CCAS), cœur discret des solidarités locales. Dès les premiers temps, il a aussi soutenu le Foyer rural et culturel, dont il fut l’un des premiers adhérents. Mais c’est au Secours populaire qu’il a sans doute donné sa mesure la plus tangible : près de 30 ans au service du comité local, à collecter les denrées et à les distribuer, geste simple répété semaine après semaine.
- Conseiller municipal pendant 36 ans (1965-2001)
- Membre du CCAS après son mandat
- Adhérent de la première heure du Foyer rural et culturel
- Près de 30 ans d’engagement au Secours populaire local
Un ancrage ouvrier et communal
Ouvrier de Motobécane à Saint-Quentin, il appartenait à cette génération dont la culture du travail et de la solidarité structurait la vie des bourgs et des villages. L’histoire industrielle de la région a longtemps irrigué les associations et les conseils municipaux ; Robert Penet s’y inscrivait avec constance, mettant son temps au service de l’intérêt général, sans recherche d’affichage.
Dans les pas des bâtisseurs du quotidien
Les témoignages convergent : un bénévole « toujours volontaire », proche des habitants, attentif aux besoins de chacun. Les distributions alimentaires, la vitalité du foyer rural, l’accompagnement social : autant de champs d’action où sa présence a compté. Son parcours illustre la force tranquille du monde associatif axonais, souvent porté par des figures modestes et tenaces.
Une mémoire à transmettre
La disparition de Robert Penet laisse un vide à Lehaucourt. Elle rappelle aussi que la vie communale repose sur des engagements durables, souvent silencieux. À l’heure où les associations et les structures sociales recherchent des volontaires, l’exemple de cet homme « généreux » et « chaleureux » demeure une référence locale, un appel à prolonger le fil de la solidarité.
| Période | Rôle | Lieu/Structure |
|---|---|---|
| 1965-2001 | Conseiller municipal | Lehaucourt |
| Après 2001 | Membre | CCAS de Lehaucourt |
| — | Adhérent | Foyer rural et culturel |
| Près de 30 ans | Bénévole | Secours populaire (comité local) |
Au-delà des hommages, la commune retient l’image d’un voisin disponible, d’un élu de longue haleine et d’un bénévole patient. Une manière de vivre ensemble qui s’est construite au fil des décennies, et dont l’Aisne, territoire de villages et de labeur, connaît la valeur.