Un rapprochement pour donner une seconde vie aux bâtiments historiques
À l’embouchure, où les vents racontent l’histoire des ports, deux associations locales ont décidé d’unir leurs énergies pour mieux faire connaître le patrimoine maritime de la côte. Les Amis du Kurun, basés au Croisic, se sont rapprochés de l’association Vieilles Coques et Vieux Gréements, déjà impliquée dans la conservation de la vedette en bois La Lorraine.
Le projet n’est pas seulement administratif : il vise à multiplier les sorties, les visites et les actions de sensibilisation autour de ces embarcations, témoins d’un savoir‑faire disparu et d’une économie portuaire qui a façonné la région.
Une vedette classée en première ligne
Parmi les pièces maîtresses de cette coopération figure La Lorraine, une vedette en bois de 11 mètres construite en 1936. Classée « bateau d’intérêt patrimonial », elle a été mise au service du lamanage au port de Nantes à partir de 1960, après avoir été conçue dans les chantiers Aubin, réputés pour leurs coques en forme.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nom | La Lorraine |
| Année de construction | 1936 |
| Longueur | 11 mètres |
| Usage notable | Service de lamanage, à partir de 1960 |
Des bénévoles et des objectifs concrets
François Bligné, président des Amis du Kurun, et Jacques Chéreau, de Vieilles Coques et Vieux Gréements, portent ce rapprochement. Leur ambition : rendre accessibles ces bateaux au public, organiser des événements nautiques, et créer des temps d’échange autour des techniques de construction et de restauration.
- Conserver et valoriser les embarcations historiques
- Organiser sorties et animations pour le grand public
- Transmettre les savoir‑faire des chantiers traditionnels
Sur le terrain, cela se traduira par des opérations de maintenance, de petits chantiers participatifs et des sorties en mer lorsque l’état des bâtiments le permettra. Les associations espèrent ainsi toucher habitants et touristes, créer des moments conviviaux et prolonger la vie de coques qui ont une histoire à raconter.
Un patrimoine ancré dans le territoire
À quelques nautiques du rivage, ces vieux bateaux incarnent la mémoire des ports du département. Leur sauvegarde s’appuie sur des réseaux d’acteurs locaux : bénévoles, passionnés, artisans et collectivités. Ce rapprochement entre associations est une réponse pragmatique pour mutualiser ressources et compétences face aux coûts d’entretien et aux besoins techniques spécifiques.
Pour les personnes intéressées, les prochaines étapes seront annoncées par les deux associations : calendriers d’intervention, sorties publiques et possibilités de bénévolat. Sur le quai, l’envie est la même : que les coques retrouvent leur place dans le paysage maritime, là où elles racontent encore une part de l’histoire de Loire‑Atlantique.