Deux plaintes pour faits remontant à l'adolescence
Deux hommes, l'un âgé de 59 ans, l'autre de 47 ans, ont déposé plainte contre Joaquim Pueyo, ancien maire d'Alençon et élu au Conseil départemental de l'Orne, pour des faits d'agression sexuelle commis alors qu'ils étaient mineurs, indiquent des sources judiciaires et médiatiques.
Selon ces informations, le premier plaignant affirme avoir été victime à l'âge de 14 ans dans la région d'Alençon. Le second affirme des attouchements à l'âge de 15 ans, lors d'un séjour à la prison de Nanterre où M. Pueyo était, à la période évoquée, directeur.
Me Jérémy Kalfon a indiqué que son client "conteste avec la plus grande fermeté" ces accusations.
Ces nouvelles plaintes interviennent quelques mois après la parution d'un livre d'enquête mettant en cause de façon anonyme un élu normand pour des violences sexuelles sur mineurs. Le nom de Joaquim Pueyo avait rapidement circulé dans la presse et donné lieu à des confrontations et auditions en début d'année.
Le procureur de la République avait auparavant jugé la plainte déposée par l'auteur du livre recevable mais le dossier avait été classé en raison de la prescription, malgré la qualification de la parole comme "parfaitement crédible" par le magistrat. Les deux plaintes récemment déposées relancent l'enquête autour d'allégations visant une personnalité locale connue.
- Personnes concernées : un élu local, deux plaignants (59 ans et 47 ans).
- Faits allégués : agressions sexuelles sur mineurs, date des faits passée.
- Position de l'intéressé : dénégation par l'avocat.
| Âge actuel | Âge au moment des faits allégués | Lieu évoqué |
|---|---|---|
| 59 | 14 | région d'Alençon |
| 47 | 15 | prison de Nanterre |
Sur le plan judiciaire, aucune mise en examen publique n'a été signalée pour l'instant dans ces affaires. Le principe de la présomption d'innocence s'applique. Les plaintes vont devoir être instruites pour déterminer si des suites seront données et si des investigations supplémentaires permettront de corroborer ou d'infirmer les accusations.
Localement, ces révélations relancent le débat sur la responsabilité des élus et la protection des mineurs. Elles interviennent avant des échéances politiques municipales et départementales, et sont suivies avec attention par les services administratifs et associatifs du département, ainsi que par les habitants d'Alençon et de l'Orne.
InfoRadar suivra l'évolution de l'enquête et publiera les éléments nouveaux dès qu'ils seront confirmés par les autorités judiciaires ou par des déclarations officielles.