Condamné après de nouveaux faits de harcèlement
Un septuagénaire domicilié à Digne-les-Bains a été condamné récemment pour harcèlement à l’encontre de son ex-compagne. La peine prononcée s’élève à cinq mois de prison ferme, exécutés sous la forme d’une détention à domicile avec bracelet électronique. Le dossier illustre la répétition des comportements préoccupants malgré des décisions judiciaires antérieures destinées à protéger la victime.
Le couple s’était séparé en 2023, après des épisodes de violences qui avaient déjà donné lieu à des condamnations. Une interdiction d’approcher l’ancienne conjointe avait été prononcée, mais les faits de harcèlement se sont poursuivis en 2025 puis en 2026, conduisant à de nouvelles plaintes et à l’intervention de la justice.
Ce qui est reproché
Les faits les plus récents remontent au 16 juin 2026. La victime a décrit plusieurs comportements de surveillance et de suivi, rapportés aux forces de l’ordre et au tribunal. Une voisine, citée par la presse, rapporte un geste d’insulte répété :
« Il passe devant son domicile et lui fait des doigts d’honneur »
Lors de l’audience, la défense a évoqué l’isolement et la difficulté pour l’homme d’accepter la séparation. Le tribunal a toutefois considéré la réitération des agissements et la mise en danger psychologique de la plaignante, aggravées par des condamnations antérieures.
Sanctions et suivi
La sanction prononcée combine plusieurs éléments :
- Trois mois de prison ferme pour les faits récents de harcèlement ;
- Deux mois supplémentaires correspondant à la révocation d’un sursis prononcé lors d’une précédente condamnation ;
- exécution de la peine sous forme de placement à domicile avec bracelet électronique.
| Date | Faits | Sanction |
|---|---|---|
| 2023 | Séparation après violences | Condamnation et interdiction d’approcher |
| Février 2025 | Nouveaux actes de harcèlement | Quatre mois de prison avec sursis |
| 16 juin 2026 | Plainte pour harcèlement répété | Cinq mois ferme (dont révocation partielle du sursis) |
Enjeux locaux
Ce dossier pose des questions sur la protection des victimes et le suivi effectif des mesures d’éloignement. Pour les riverains et les associations locales, la récurrence des faits réactive les besoins d’information et d’accompagnement des personnes vulnérables. Les acteurs judiciaires et sociaux sont souvent amenés à concilier la prévention de la récidive et la prise en charge des auteurs, notamment lorsqu’ils sont âgés et isolés.
Pour la victime, cette nouvelle décision judiciaire doit permettre, au moins provisoirement, d’obtenir une protection mieux appliquée. Pour la population, elle rappelle l’importance de signaler les faits et de soutenir les dispositifs d’assistance aux victimes au niveau communal et départemental.