Un double drame révélé par un appel
Mercredi 8 juillet au matin, un événement tragique a secoué deux communes situées à l’ouest de Laon. Selon le parquet de Laon, les gendarmes ont été alertés vers 06h30 par une femme domiciliée à Mons‑en‑Laonnois : elle déclarait avoir reçu un appel de son mari lui annonçant qu’il avait « commis l’irréparable » en tuant l’homme avec lequel elle entretenait une liaison.
Les militaires se sont rendus au domicile de l’homme visé, à Chamouille — à une quinzaine de kilomètres de Mons‑en‑Laonnois — où ils ont découvert un homme de 39 ans « mortellement touché par au moins deux tirs d’arme à feu », précise le parquet.
« commis l'irréparable » en « tuant un homme avec lequel elle entretenait une liaison »
Des recherches qui confirment la thèse du suicide
Un dispositif de recherches a ensuite été déployé pour retrouver le déclarant. L’homme suspecté a été retrouvé en début d’après‑midi dans un bois près de Mons‑en‑Laonnois, mort par arme à feu. D’après le parquet, la découverte d’un écrit et d’un fusil à côté du corps oriente vers la piste du suicide.
- 06h30 : appel à la gendarmerie par une femme domiciliée à Mons‑en‑Laonnois.
- Matin : découverte de la victime à Chamouille, mortellement touchée.
- Début d’après‑midi : retrouvaille du suspect suicidé dans un bois proche de Mons‑en‑Laonnois.
| Heure | Événement |
|---|---|
| ~06h30 | Appel signalant « l’irréparable » |
| Matin | Découverte de la victime à Chamouille |
| Début d’après‑midi | Suspect retrouvé mort dans un bois |
Enquête et suites judiciaires
Les investigations se poursuivent afin d’établir précisément les circonstances. Le procureur de Laon, Jean‑Baptiste Miot, a indiqué que « l’ensemble des éléments », notamment l’écrit laissé et la présence du fusil, militent en faveur de la thèse du suicide. Si la qualification d’homicide volontaire suivi d’un suicide venait à être confirmée, la procédure devrait être classée en raison de l’extinction de l’action publique liée au décès du suspect, a précisé le parquet.
Ce drame intervient alors que le couple était en instance de séparation depuis plusieurs semaines, détail qui figure dans le communiqué du parquet. Aucune autre information sur l’identité des personnes impliquées ou sur d’éventuels antécédents n’a été communiquée à ce stade.
Pour la population locale, les autorités recommandent de respecter la discrétion autour des familles touchées et de laisser les gendarmes poursuivre leurs vérifications. Les services judiciaires continueront de communiquer au fur et à mesure que les éléments seront consolidés.
Contexte local : ces communes rurales, marquées par des dynamiques familiales et sociales spécifiques, sont rares à connaître de tels faits de sang, ce qui accroît le choc au sein des habitants et la nécessité d’un travail de mémoire et d’accompagnement des proches.