Intervention importante suite à un refoulement dans la zone d’émaillage
Un important dispositif de secours s’est rendu lundi 13 juillet à l’usine Le Creuset, située rue Olivier‑de‑Guise à Fresnoy‑le‑Grand, après la découverte d’un refoulement de monoxyde de carbone dans les cabines de peinture.
Les premiers éléments de l’enquête menée sur place indiquent que le gaz a été émis par des brûleurs défectueux présents dans la zone d’émaillage. D’abord évoquée, la piste d’une fuite de gaz extérieur a été écartée au profit de ce phénomène interne.
Au total, six salariés ont été incommodés ; trois d’entre eux ont été transportés par précaution au centre hospitalier de Saint‑Quentin. Selon les secours, leur état ne suscitait pas d’inquiétude immédiate.
- 6 salariés incommodés
- 3 transportés au CH de Saint‑Quentin
- Pompiers, SAMU et gendarmerie mobilisés
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Salariés incommodés | 6 |
| Transports hospitaliers | 3 |
Par mesure de sécurité, le réseau de gaz de l’usine a été coupé. Les services présents ont procédé aux vérifications nécessaires et la direction a indiqué qu’elle attendait des travaux avant la période de fermeture estivale.
La mobilisation a concerné plusieurs acteurs locaux : les sapeurs‑pompiers, le SAMU et la gendarmerie se sont rendus sur place pour sécuriser le site et prendre en charge les personnels touchés. La direction de l’établissement n’avait pas répondu aux sollicitations au moment du point de presse.
Un risque ancien mais sérieux dans les ateliers clos
Le monoxyde de carbone est un gaz inodore et potentiellement mortel quand il s’accumule dans des espaces confinés. Dans les installations industrielles comportant des brûleurs et des processus de chauffe, sa présence résulte généralement d’une combustion incomplète ou d’un dysfonctionnement des équipements d’évacuation des fumées.
Dans les territoires industriels et ruraux de l’Aisne, où se mêlent petites unités de production et savoir‑faire traditionnel, ces incidents rappellent la nécessité d’un entretien rigoureux des installations et d’une surveillance régulière avant la mise en service, surtout en période de forte activité, voire de préparation à une pause estivale.
Les suites attendues sont techniques : vérifications approfondies, réparation ou remplacement des brûleurs concernés et contrôles de sécurité supplémentaires avant reprise normale de l’activité. Aucune information sur une suspension prolongée de la production n’a été communiquée au moment du reportage.
Pour les habitants et salariés, il reste essentiel de rester vigilants aux consignes des secours et aux messages de prévention liés aux risques industriels — notamment l’évacuation rapide des locaux et la consultation médicale en cas de symptômes d’intoxication (maux de tête, nausées, vertiges).