Un rassemblement sobre mais déterminé
En fin d’après‑midi lundi 26 octobre 2026, une quarantaine à cinquantaine de personnes se sont retrouvées place du Général‑Leclerc, à Laon, à l’appel d’organisations syndicales et associatives. Les participants souhaitaient manifester leur soutien aux victimes de l’attaque de Trappes et dénoncer ce qu’ils considèrent comme une banalisation des discours racistes.
Le cortège — informel et de petite ampleur — s’est tenu devant la mairie à 18 heures. Plusieurs prises de parole se sont succédé, puis une minute de silence a été observée en mémoire des victimes. Parmi les témoignages, des voix locales ont exprimé inquiétude et colère vis‑à‑vis d’un passage à la violence qu’elles estiment inacceptable.
« L’extrême droite a tué, elle tue et elle tuera encore. »
Des habitants présents ont rappelé les faits survenus vendredi 23 octobre à Trappes et La Verrière (Yvelines) : un homme a ouvert le feu, provoquant la mort d’un jeune homme et blessant plusieurs personnes, dont une fillette de 12 ans. Le quotidien des intervenants faisait écho à ces éléments et au signalement, cité par la presse, d’un mobile visant « les Noirs et les Arabes ». Le Parquet national antiterroriste a, selon les sources nationales, ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste.
Absence des élus et réactions locales
Plusieurs représentants de la CGT et de La France insoumise étaient présents. En revanche, aucun élu municipal ne s’est déplacé, remarque qui a été relevée par certains participants comme une absence symbolique sur un sujet de société jugé majeur.
- Nombre de participants : environ 50
- Lieu : place du Général‑Leclerc, Laon
- Date du rassemblement : 26 octobre 2026
| Fait | Donnée |
|---|---|
| Date de l'attaque | 23 octobre 2026 |
| Décès | 1 personne (Pengo Bossio Wangi, 26 ans) |
| Blessés | 5 personnes (dont une fillette de 12 ans) |
Pour les organisateurs la mobilisation, bien que limitée en nombre, traduisait un refus net de l’escalade et une volonté de porter une parole locale contre les discours racistes. Les intervenants ont invité à maintenir la vigilance citoyenne et à continuer d’exiger des réponses politiques et judiciaires appropriées face à ces actes.