Une alerte déclenchée en fin de matinée
Ce mercredi, une fuite de monoxyde de carbone a conduit à l’évacuation d’une installation industrielle à Vaivre‑et‑Montoille. L’alerte a été donnée vers 11 h après le déclenchement d’un détecteur interne. Les sapeurs‑pompiers de Haute‑Saône ont engagé un dispositif important dès leur arrivée, face à un bâtiment d’environ 9 000 m² où les premières mesures révélaient une concentration élevée de gaz.
« après une mise en route du détecteur de monoxyde de carbone »
Les équipes d’intervention ont rapidement confirmé la présence d’une « grosse quantité » de monoxyde, avec un relevé à 260 ppm communiqué à France 3 par les secours. Un poste de commandement a été organisé et la sécurisation du périmètre a précédé la recherche de l’origine de l’émanation.
Un site classé et des moyens conséquents
L’entreprise, spécialisée dans la gestion de déchets dangereux, relève des ICPE et est classée Seveso seuil haut, en raison de la nature des produits traités. Au plus fort de l’opération, 24 sapeurs‑pompiers ont été mobilisés. En soirée, 20 d’entre eux restaient sur place pour poursuivre les opérations, équipés de protections respiratoires adaptées.
- 11 salariés évacués et examinés ; un léger malaise signalé, bilans sanguins rassurants selon le SDIS 70.
- Usage d’engins de manutention, dont des bulldozers, pour déblayer des dizaines de tonnes de déchets solides.
- Mesures et surveillance atmosphérique continues à l’intérieur des espaces concernés.
Origine identifiée : une combustion incomplète
La traque de la source a duré plusieurs heures. Les secours indiquent avoir localisé l’émission à deux fosses et à un silo où la combustion de déchets toxiques ne s’était pas achevée, générant du monoxyde de carbone.
« On a finalement trouvé d’où ça venait durant l’après‑midi. Le monoxyde venait de deux fosses et d’un silo, où la combustion des déchets toxiques ne s’était pas faite jusqu’au bout »
Un traitement ciblé a été engagé : de l’argile a été déposée au fond du silo afin de stopper les émanations, puis une entreprise spécialisée est intervenue pour le vider. Les deux fosses restaient à traiter au moment où l’on écrivait ces lignes.
Focus chiffré
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Concentration relevée | 260 ppm |
| Surface du bâtiment | 9 000 m² |
| Effectif évacué | 11 personnes |
| Pompiers mobilisés (pic) | 24 |
| Pompiers en fin de journée | 20 |
Bilan humain et continuité des opérations
Selon le SDIS 70, l’évacuation du personnel a été menée sans blessure grave. Une personne a présenté un malaise léger, et les examens réalisés se sont révélés rassurants. En parallèle, les équipes poursuivent le déblaiement afin d’éliminer les matériaux encore susceptibles de produire des gaz et d’aérer durablement les volumes clos. Les opérations se concentrent désormais sur les deux fosses identifiées, sous protection respiratoire et avec une ventilation maîtrisée.
Ce que l’on sait à ce stade
À l’issue de la première phase, l’origine la plus probable de l’émanation tient à une combustion incomplète dans des contenants dédiés au traitement des déchets. Le silo a été neutralisé et vidé, reste à sécuriser totalement les fosses encore actives. Les mesures d’atmosphère guideront la levée progressive du dispositif. Aucune information complémentaire n’a été communiquée concernant un éventuel impact extérieur au site au moment de la rédaction.
Le suivi se poursuit sur place par les secours qui ajustent leur action à l’évolution des concentrations mesurées. Un point de situation est attendu une fois les fosses traitées et le niveau de monoxyde revenu à des seuils compatibles avec un retour en sécurité des personnels dans les ateliers.