Des tirs de nuit, des animaux laissés sur place et une condamnation
Le tribunal judiciaire de Vesoul a rendu, le 13 octobre, sa décision dans une affaire qui avait ému la communauté locale : deux hommes originaires de la Haute‑Saône ont été reconnus coupables d'avoir abattu, de nuit, de nombreux grands gibiers entre 2023 et 2024. L'un des prévenus a notamment reçu une peine de quatre mois de prison ferme.
Aux audience du 29 septembre, les éléments présentés ont montré qu'au moins 12 cerfs et 12 sangliers ont été tués au cours de ces épisodes nocturnes. Une douzaine de carcasses ont été retrouvées abandonnées à l'orée des bois, sans que la viande ne soit valorisée ni prise en charge.
« tueurs d’animaux »,
Ce constat a été souligné par la partie civile et des observateurs : ces comportements s'écartent profondément des pratiques de chasse encadrée, qui reposent sur des prélèvements planifiés, une valorisation de la venaison et des règles de sécurité strictes.
Des pratiques dangereuses qui posent un problème de sécurité
Parmi les faits retenus figurent des tirs effectués de nuit, certains orientés dans la direction d'habitations proches. Ces éléments sont particulièrement préoccupants dans un département où les campagnes et les hameaux sont proches des secteurs de chasse. La chasse légale, telle qu'encadrée par la réglementation, exige le respect d'angles de sécurité, l'identification certaine de la cible et l'exercice diurne : rien de tout cela n'était respecté ici.
- Nombre d'animaux tués : au moins 12 cerfs et 12 sangliers.
- Mode opératoire : tirs nocturnes, usage d'armes de gros calibre, carcasses abandonnées.
- Sanction : condamnation prononcée par le tribunal de Vesoul, dont une peine de 4 mois ferme pour l'un des prévenus.
Conséquences pour la filière chasse et la gestion du gibier
Au‑delà des aspects pénaux, ces agissements ont des répercussions sur la gestion collective du grand gibier. Les cervidés et sangliers sont soumis à des plans de chasse, des comptages et des attributions qui visent la durabilité et l'équilibre des populations. Chaque prélèvement irrégulier prive les structures locales — associations, chasseurs responsables, services techniques — d'éléments essentiels à cette gestion.
| Élément | Chiffre / détail |
|---|---|
| Cerfs tués | 12 (au moins) |
| Sangliers tués | 12 (au moins) |
| Audition au tribunal | 29 septembre (audience) — décision le 13 octobre |
| Peine notable | 4 mois de prison ferme pour l'un des prévenus |
Les acteurs locaux de la chasse et la protection de la faune insistent sur la nécessité d'une vigilance renforcée et d'une coopération étroite entre élus, gendarmerie et fédérations pour prévenir la récidive. Les faits jugés ici illustrent aussi la confusion que peuvent provoquer des comportements illégaux présentés comme « chasse » alors qu'ils n'en respectent ni l’éthique ni les règles.
Pour les habitants des secteurs concernés, cette affaire rappelle l'importance de signaler tout comportement suspect aux services de gendarmerie ou à la fédération départementale des chasseurs, afin de préserver la sécurité et la gestion durable des territoires ruraux.