Situation maîtrisée mais fragile
Les secours du Var poursuivent une phase de consolidation autour du massif du Gros Bessillon. Le feu, qui a repris vendredi au sud d’un brasier important identifié il y a six jours, est pour l’heure contenu mais n’est pas encore fixé. Les équipes restent mobilisées pour prévenir toute réactivation, exacerbée par le vent attendu ces prochains jours.
Un bilan matériel et humain préoccupant
Depuis le début des feux le 21 juillet, les autorités recensaient des surfaces et des dégâts significatifs. Selon le point effectué en soirée par le préfet du Var, environ 1 850 hectares ont été parcourus par le feu lors de la reprise, au sein d’un sinistre qui, une semaine plus tôt, avait déjà touché plus de 4 500 hectares dans le secteur. Au total, 70 maisons ont été affectées dont 41 détruites. La commune de Correns apparaît comme la plus lourdement touchée, avec près de la moitié de sa superficie brûlée et plusieurs assauts du feu successifs.
Des opérations d’extinction et de prévention renforcées
Les sapeurs‑pompiers ont pu mener un travail en profondeur sur les lisières et les points chauds, appuyés par des moyens aériens : une centaine de largages réalisés par deux Canadair et cinq hélicoptères bombardiers d’eau. Au sol, des bulldozers de l’armée ouvrent de nouvelles pistes pour permettre le positionnement d’engins sur des secteurs jugés sensibles lorsque le vent se lèvera.
« Donc la situation reste une situation d'extrême vigilance. Rien ne peut être considéré comme acquis », a averti le préfet Simon Babre.
- Mobilisation : renforts nationaux et équipes locales coordonnent l’action.
- Moyens aériens : deux Canadair et cinq hélicoptères mobilisés pour les largages.
- Travail de fond : remise en sécurité des lisières et surveillance des foyers résiduels.
Vent et météo : le facteur critique
Les autorités ont appelé à la prudence en raison de rafales qui pourraient atteindre ou dépasser 40 km/h mardi, puis d’un mistral annoncé en milieu de semaine. Ces épisodes venteux constituent le principal risque de réactivation des foyers malgré la stabilisation observée lundi, lorsque « aucune population » n’a dû être confinée ou évacuée, signe d’un apaisement relatif.
Conséquences locales et perspectives
Au-delà de la lutte directe contre les flammes, les communes touchées vont devoir faire face à des impacts durables : dégâts matériels, traumatisme des habitants et restauration des paysages et infrastructures. Le préfet a assuré qu’un accompagnement de long terme serait mis en place pour les territoires les plus touchés, et que l’attention resterait soutenue tant que persistera le risque de reprise.
| Indicateur | Chiffre |
|---|---|
| Surface parcourue (depuis la reprise) | ~1 850 ha |
| Maisons touchées | 70 (dont 41 détruites) |
| Moyens aériens | 2 Canadair, 5 hélicoptères |
Pour les habitants : rester attentif aux consignes des autorités locales, se préparer à d’éventuelles évacuations et limiter toute activité à risque. Les services restent en alerte. La vigilance colle désormais à l’agenda météo autant qu’aux opérations de nettoyage des zones brûlées.