La levée d’une interdiction qui pesait depuis un an
Ce vendredi 10 juillet 2026, la préfecture des Ardennes a autorisé de nouveau la consommation de l’eau du robinet à Haraucourt, petite commune située près de Sedan. Un arrêté pris le 10 juillet 2025, après la détection de concentrations élevées de polluants de la famille des PFAS, est ainsi levé. Pour les riverains, cette annonce marque la fin d’une année contrainte durant laquelle la distribution d’eau en bouteilles était organisée.
Les analyses réalisées le 26 juin dernier dans les réservoirs montrent une concentration de PFAS revenue dans la norme. La valeur mesurée est de 0,029 microgramme par litre, inférieure au seuil réglementaire de 0,1 microgramme par litre qui conditionne la potabilité de l’eau.
Des mesures techniques et des contrôles répétés
Face à la pollution mise au jour l’été dernier, le gestionnaire de la distribution, Veolia, avait installé un système de filtration au charbon activé dans la commune. Selon les contrôles effectués en août 2025, ce dispositif avait permis d’éliminer les PFAS à la sortie du filtre. Les nouveaux prélèvements et analyses ont confirmé l’efficacité de ces traitements et motivé la décision préfectorale de lever l’interdiction.
- Date d’interdiction initiale : 10 juillet 2025
- Date des nouvelles analyses : 26 juin 2026
- Concentration actuelle : 0,029 μg/L (seuil : 0,1 μg/L)
- Mesure mise en place : filtre à charbon activé installé par Veolia
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Seuil réglementaire (PFAS) | 0,1 μg/L |
| Mesure à Haraucourt (26/06/2026) | 0,029 μg/L |
Des communes toujours concernées
Si Haraucourt retrouve l’eau courante consommable, cinq autres communes des Ardennes restent sous restriction : Malandry, Villy, Ferté-sur-Chiers, Blagny et Linay. Avec Haraucourt, ces communes avaient déposé plainte contre X, dénonçant la contamination des sols et la mise en danger des populations affectées. Le dossier local reste donc ouvert et suivi par les autorités.
« mise en danger de la vie d'autrui »
La plainte déposée par des habitants et notamment par un couple de maraîchers du secteur illustre l’inquiétude durable autour de ces polluants dits « éternels », dont la persistance dans l’environnement suscite un suivi sanitaire et environnemental attentif.
Que faire maintenant ?
La fin de la distribution de bouteilles d’eau et la levée de l’arrêté signifient le retour à la normale pour la consommation domestique à Haraucourt. Les riverains sont toutefois invités à rester vigilants : des contrôles réguliers continueront d’être menés et les autorités locales informeront en cas d’évolution. Pour les communes toujours affectées, l’accès à une eau potable sûre demeure une priorité et des mesures complémentaires restent à mettre en œuvre.
La situation montre combien la gestion des polluants persistants exige une surveillance soutenue et des moyens techniques pour protéger la santé publique et la ressource en eau.