Un financement du terrain pas acquis, les maires inquiets
La révélation a jeté un froid lors d’une réunion entre les élus : l’achat du terrain destiné au futur hôpital d’Aubagne n’est pour l’instant pas garanti. Ce projet, qui mobilise la ville d’Aubagne et 18 autres communes de l’agglomération, risque de patiner si une solution financière n’est pas trouvée rapidement.
Sous la coordination d’Aubagne, les édiles ont appris que l’État ne couvrirait pas l’acquisition du foncier, alors que les travaux bénéficient d’une participation publique via le plan Ségur. La contradiction met les collectivités locales sur le pont : qui paiera l’achat du terrain si l’État se désengage ?
« C’est quelque chose de grave. [...] Car si l’État n’assure pas, qui sera puni ? C’est nous, notre population, nos administrés, ceux qui en ont besoin. »
À Gémenos, le maire indique pouvoir soutenir la demande de participation, mais reconnaît que la plupart des communes sont « à bout de souffle » face à la baisse des dotations. Les montants évoqués pour une contribution communale varient, selon les petites municipalités, de l’ordre de 100 000 à 150 000 euros, des sommes difficiles à dégager pour des budgets locaux déjà contraints.
Quelle répartition ? quelles échéances ?
La mairie d’Aubagne a proposé que les collectivités partenaires contribuent à l’achat. Elle s’est par ailleurs engagée à prendre en charge la moitié du coût du foncier, selon les échanges entre maires. Mais certains estiment qu’Aubagne devrait assumer une part supérieure, d’autant qu’elle reprendra l’ancien établissement hospitalier et en hériterait.
- Acteurs concernés : Ville d’Aubagne et 18 communes environnantes
- Problème identifié : financement de l’achat du terrain non assuré par l’État
- Montants évoqués : contributions communales possibles de l’ordre de 100 000 à 150 000 €
- Calendrier : décision à trouver d’ici octobre‑novembre, réunion prévue mercredi prochain à 11h
Les élus insistent sur l’urgence : sans décision rapide, le projet pourrait être compromis, au détriment des patients et des services de santé locaux. Plusieurs maires redoutent, en filigrane, que la charge financière soit transférée de fait sur des communes déjà fragilisées par l’érosion des ressources publiques.
Conséquences locales et pistes évoquées
Si la solution retenue passe par des participations communales, il faudra solder de nombreuses questions techniques et politiques : part respective de chaque commune, calendrier de versement, garanties juridiques pour éviter une charge disproportionnée pour les petites communes, et formalisation d’un engagement pérenne.
Plusieurs pistes sont sur la table — cofinancement public local, mobilisation de fonds régionaux ou d’instruments d’ingénierie financière — mais aucune n’a été confirmée. Les élus attendent une nouvelle réunion pour tenter d’avancer et éviter que « cela ne devienne dramatique » pour les habitants dépendant de ce futur hôpital.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Financement travaux | Partiellement couvert (plan Ségur) |
| Achat du foncier | Non assuré par l’État |
| Participation d’Aubagne | Propose de prendre la moitié |
| Contributions communales | De l’ordre de 100 000–150 000 € envisagées |
La prochaine rencontre, prévue mercredi prochain à 11h, sera décisive : si aucun accord n’émerge, les élus préviennent que le calendrier du chantier et la mise à disposition d’un service public hospitalier pour le bassin de vie pourraient être remis en cause.