Deux friches, une même priorité pour la CCNS
La silhouette des anciennes usines, dressée à l’orée des villages, fait désormais partie du paysage. Mais leur avenir était incertain. Vendredi 9 juillet, la communauté de communes Nièvre et Somme (CCNS) a réaffirmé que les dossiers d’Harondel (Berteaucourt-les-Dames) et de l’ancienne usine Carmichael (Ailly‑sur‑Somme) seront traités de concert, sans mise en concurrence.
Ces deux friches, héritage de l’industrie textile locale, sont aujourd’hui à l’abandon et vont, pour l’essentiel, être rasées afin de permettre une reconversion complète du site. Le choix politique est net : la CCNS ne fera pas un arbitrage « l’un ou l’autre » mais vise la transformation des deux zones en nouveaux quartiers mixtes associant logements, activités et services.
« Ce n’est pas Harondel ou Carmichael. Ce sera les deux ensemble. »
Les différences entre les deux sites restent visibles : Harondel représente une emprise considérable sur le territoire, tandis que Carmichael est plus modeste mais tout aussi stratégique pour la commune d’Ailly‑sur‑Somme. Sur le plan financier, Harondel a été présenté par des élus comme un dossier nécessitant « beaucoup de millions d’euros », tandis que Carmichael était porté jusqu’à présent principalement par la commune.
- Harondel : site majeur, neuf hectares, suivi de longue date par la CCNS.
- Carmichael : ancienne usine de 23 000 m², dossier porté par Ailly‑sur‑Somme.
- Objectif commun : démolition des bâtiments dégradés et création de quartiers mixtes.
| Site | Localisation | Surface |
|---|---|---|
| Harondel | Berteaucourt‑les‑Dames | 9 hectares |
| Carmichael | Ailly‑sur‑Somme | 23 000 m² |
Le feuilleton administratif n’est pas clos : le projet d’Harondel avait été ralentI en 2023 par la suspension du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Malgré ces obstacles, la CCNS considère la reconversion comme une priorité d’aménagement et souhaite avancer sur les deux fronts. Les élus insistent sur la nécessité d’un montage financier solide et d’une coordination rapprochée entre communauté de communes et communes concernées.
Pour les habitants des communes riveraines, la transformation de ces friches est porteuse d’enjeux concrets : apport de logements, création d’emplois locaux, amélioration du cadre de vie et réduction des friches visibles depuis les routes et chemins. Reste à définir les calendriers précis et les sources de financement — étapes qui devront associer population, acteurs économiques et partenaires institutionnels.
La campagne estivale marque une pause dans l’activité locale ; à la rentrée, la CCNS devra préciser les premières étapes opérationnelles. En attendant, sur le terrain, le paysage industriel continue de rappeler une histoire textile qui façonne encore la topographie et les projets du territoire.