Un plan pour apaiser les inquiétudes autour de la mine
Face à une succession d'incidents et aux interrogations soulevées par des pollutions et un épisode chimique, le groupe Imerys, exploitant la mine d'andalousite de Glomel (Côtes-d'Armor), a choisi de rendre publiques des mesures destinées à répondre aux critiques et aux procédures administratives en cours. L'information a été fournie le 22 octobre 2026 par Vincent Dufief, vice-président chargé des affaires corporate.
« plus de transparence »
Jusqu'ici, la communication du groupe avait été jugée parcimonieuse : réponses écrites ponctuelles, prise en compte des arrêtés préfectoraux et de la mise en demeure, mais peu d'explications publiques. La nouvelle prise de parole intervient alors que le dossier a franchi le stade de l'administration pour entrer dans celui d'une enquête judiciaire.
Le plan d'Imerys repose sur plusieurs axes annoncés par la direction :
- la mise en place d'une task force dédiée au site de Glomel,
- la conduite d'une revue technique complète des installations et des procédés,
- la réévaluation des besoins pouvant mener à de nouveaux investissements.
Ces mesures visent à la fois à sécuriser les conditions de travail des salariés et à limiter les risques environnementaux. Elles interviennent après des signalements concernant des pollutions, ainsi qu’un incident de nature chimique qui a nourri des inquiétudes chez les riverains et les autorités locales.
Sur le terrain, la réaction des pouvoirs publics s'est traduite par des arrêtés préfectoraux et une mise en demeure adressée à l'exploitant. Parallèlement, la plainte ou les éléments transmis ont provoqué l'ouverture d'une enquête judiciaire, qui fait désormais peser une contrainte supplémentaire sur la conduite du dossier.
| Élément | Situation connue |
|---|---|
| Site | Mine d'andalousite de Glomel (Côtes-d'Armor) |
| Acteur | Imerys |
| Décision | Plan d'action : task force, revue technique, possibles investissements |
| Contexte | Arrêtés préfectoraux, mise en demeure, enquête judiciaire |
Les annonces d'Imerys ne précisent pas de calendrier détaillé ni le contenu technique de la revue évoquée. Reste à savoir comment les autorités de contrôle et les représentants des salariés apprécieront la crédibilité et la suffisance de ces mesures.
Localement, les enjeux sont concrets : la mine est une source d'emploi et d'activité industrielle pour la région, mais les dossiers de sécurité et d'environnement peuvent peser durablement sur l'acceptation sociale et la viabilité de l'exploitation. Les riverains attendent désormais des actes concrets et des comptes rendus réguliers sur l'avancement des engagements.
Dans les prochaines semaines, la tenue de réunions publiques, l'implication d'experts indépendants et la transparence sur les résultats des inspections et des analyses seront autant d'éléments à surveiller pour juger de l'efficacité du plan présenté par Imerys.