Jeudi 17 septembre, une cinquantaine d’inspecteurs du travail ont fait entendre leur mécontentement devant les grilles de la préfecture de Saint‑Brieuc. Soutenus par des collègues du Finistère et d’Ille‑et‑Vilaine, ils dénoncent un projet de regroupement des agents de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sur un « site unique ».
Une mobilisation locale et interrégionale
La manifestation, organisée à l’appel d’une intersyndicale de la FSU, visait à alerter sur les conséquences d’une telle réorganisation. Les personnels présents craignent, selon leurs représentants, un affaiblissement de l’accès au service pour les entreprises et les salariés, notamment dans les zones rurales du département où l’implantation de l’administration est déjà jugée fragile.
Le rassemblement a rassemblé des agents venus également des départements voisins, ce qui souligne le caractère partagé de l’inquiétude parmi les inspecteurs de la région.
Quels enjeux pour le territoire ?
Sans détails publics sur le calendrier ou le site retenu pour ce regroupement, les opposants pointent plusieurs risques : allongement des délais d’intervention, éloignement géographique pour les usagers et perte de proximité. Ces évolutions toucheraient à la fois le contrôle des conditions de travail et l’accompagnement des entreprises dans leurs obligations.
- Accès au service : possibilité d’un moindre contact direct pour les salariés isolés.
- Réactivité : crainte d’une augmentation des délais d’intervention.
- Équité territoriale : inquiétude pour les communes rurales des Côtes‑d’Armor.
Sur le plan pratique, les manifestants demandent des garanties quant au maintien d’équipes sur le terrain et à la continuité des permanences locales. Ils soulignent aussi l’importance de préserver les missions de prévention et de conseil, en complément des contrôles.
Suite attendue
À ce stade, aucune communication officielle détaillée sur ce projet n’a été rendue publique. La mobilisation d’hier marque toutefois une étape dans le dialogue social autour de l’organisation de la DDETS dans le département. Les services de l’État et les syndicats sont susceptibles de se rencontrer pour préciser les modalités du dossier et tenter d’apaiser les tensions.
Pour les usagers, il conviendra de suivre les annonces de la préfecture et de la DDETS afin de connaître les conséquences éventuelles sur les points d’accueil et les permanences locales.