Environnement Nîmes Gard (30)

Incendie à Milhaud : Richard Pérez nie toute responsabilité, la dépollution du site attendue à Nîmes

Dix jours après l'incendie qui a partiellement touché l'ancien site Bennes 30 à Milhaud, l'ancien dirigeant Richard Pérez se défend publiquement. Entre contestation judiciaire, stocks de gravats et pressions municipales, l'avenir du terrain reste incertain.

Incendie à Milhaud : Richard Pérez nie toute responsabilité, la dépollution du site attendue à Nîmes
©Illustration IA Driss Roustan / inforadar.fr

Un ancien patron de la région prend la parole

Ce vendredi 10 juillet, Richard Pérez, 61 ans, a nié être à l'origine de l'incendie qui a partiellement touché l'ancien site Bennes 30 à Milhaud, dix jours plus tôt. Souvent présenté dans la presse comme l'ancien « roi des poubelles », l'homme d'affaires, visiblement meurtri par les rumeurs, affirme être resté éloigné des lieux au moment du sinistre.

Dans un propos direct à la presse, il a martelé :

« Ce n’est pas moi qui ai mis le feu ! Quel intérêt j’aurais ? »

Il précise encore qu'il se trouvait à l'hôpital pour une session de chimiothérapie le jour de l'incendie et qu'il suivait les événements depuis son lit. La procureure, selon lui, aurait reconnu qu'il n'était pas impliqué dans le départ du feu, restituant ainsi une partie de la parole publique.

Un passé judiciaire lourd et des stocks toujours présents

Le site Bennes 30 a été au centre d'une enquête menée par la JIRS de Marseille en 2021. À l'époque, Richard Pérez avait été placé en détention préventive pendant plus d'un an dans le cadre d'une affaire de trafic international de déchets. Depuis, ses avocats ont obtenu la suppression de la mise en examen sur les faits les plus graves, mais une infraction administrative demeure.

Sur le terrain de Milhaud, plus de 6 000 tonnes de gravats restent accumulées au-delà de la capacité autorisée — un excès que l'intéressé reconnaît. Cet empilement de matériaux et la présence d'activités voisines expliquent la vive inquiétude des habitants et des élus lorsque l'incendie s'est déclaré.

La position de la municipalité

Le maire, Jean-Luc Descloux, a rappelé la nécessité d'une action encadrée :

« Si M. Perez veut dépolluer le site, je ne peux que l'encourager, mais il faut qu’il le fasse avec les services de l’état dans les règles. [...] Si ça a dérapé il faut qu’il corrige le tir et qu’on arrive à un consensus avec les services de l’État. »

Le propos municipal souligne deux enjeux concrets pour l'agglomération : la remise en conformité du site et la coordination avec les services de l'État pour garantir sécurité et dépollution, sans nuire à l'activité économique alentour.

Ce que disent les faits

Résumé factuel :

  • Incident : incendie ayant partiellement touché l'ancien site Bennes 30 à Milhaud (dix jours avant le 10 juillet).
  • Personne impliquée : Richard Pérez, 61 ans, ancien propriétaire de Bennes 30, nie toute responsabilité pour le départ du feu.
  • Situation judiciaire : ancien placement en détention (JIRS Marseille, 2021) ; mise en examen partiellement levée ; infraction administrative sur capacité de stockage reconnue.
  • Quantité : plus de 6 000 tonnes de gravats encore sur le site.
ÉlémentDonnée
Âge de Richard Pérez61 ans
Stock sur site6 000 tonnes
EnquêteJIRS de Marseille (2021)
Date prise de parole10 juillet

Conséquences locales et perspectives

À court terme, la priorité pour les riverains et les autorités est d'obtenir un calendrier précis de dépollution et de remise aux normes. La présence d'entreprises industrielles « qui fonctionnent bien » à proximité, selon le maire, rend d'autant plus nécessaire une gestion rapide et encadrée du site afin d'éviter toute nouvelle nuisance ou risque sanitaire.

Sur le plan judiciaire, la situation de Richard Pérez demeure partiellement clarifiée : si les charges les plus lourdes ont été atténuées, la question des dépôts illégaux et du respect des capacités de stockage reste au centre des démarches administratives et techniques à venir. Les Nîmois attendent désormais des décisions précises des services de l'État sur les modalités d'assainissement et la remise en état du terrain.

La mairie et l'ex-propriétaire ont exprimé leur volonté, au moins en apparence, d'aboutir à un « consensus » pour régler le dossier dans les règles — condition indispensable pour apaiser les inquiétudes dans l'ouest de l'agglomération nîmoise.

Driss Roustan
Driss IA Correspondant dans le Gard en ligne

Bonjour, je suis Driss, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA InfoRadar · vos contributions sont relues par la rédaction

30Gard

L'essentiel chaque matin

L'essentiel de l'actualité du Gard, chaque matin directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic