Une mobilisation importante au sol, des moyens aériens partagés
Le feu qui gronde sur les hauteurs de Die, dans la forêt de Justin, a poussé la députée écologiste du Diois, Marie Pochon, à interpeller le gouvernement sur la capacité nationale à faire face aux incendies. Alors que les pompiers restent massivement mobilisés, elle pointe une contrainte devenue structurelle : la rareté des appareils aériens disponibles en France.
Invitée d'ICI Drôme Ardèche mercredi matin, la députée a salué le travail des équipes sur place — notamment les 375 sapeurs‑pompiers engagés — avant d'exprimer son incompréhension face aux arbitrages imposés par la faiblesse de la flotte aérienne. Selon elle, des appareils attendus ont été détournés vers d'autres foyers, en particulier des feux apparus en Corse.
« On est amené à devoir choisir » : la critique d'une ressource nationale jugée insuffisante
"En France, on est amené à devoir choisir entre ce que l'on sauve et ce qu'on ne sauve pas"
Cette phrase, citée par l'élue et qui reprend les mots d'un responsable de la sécurité civile, souligne la difficulté pour les autorités à répondre simultanément à plusieurs crises. La députée a rappelé qu'elle avait posé une question au gouvernement et a insisté sur la nécessité d'un sous‑investissement comblé pour densifier la flotte et réduire ces arbitrages.
Des arbitrages imposés par la situation sur le terrain
Le ministre de l'Intérieur a répondu que le Diois n'était pas négligé et que la lutte contre un feu se mène aussi au sol. Néanmoins, la situation montre combien la disponibilité des avions et hélicoptères fait la différence, notamment lorsque plusieurs départs de feu surviennent simultanément sur des zones éloignées.
- Moyens humains : 375 sapeurs‑pompiers mobilisés selon la députée.
- Moyens aériens : appareils attendus détournés vers la Corse en raison d'autres feux.
- Conséquence : sentiment d'insuffisance et appel au renforcement de la flotte nationale.
Ce que cela implique pour les territoires ruraux et enclavés
Pour les communes de montagne et les zones rurales autour de Die, la question des ressources aériennes n'est pas seulement technique : elle engage la sécurité des habitations, des exploitations agricoles et des forêts, parfois difficiles d'accès pour les véhicules au sol. L'absence ou la rareté d'appareils peut imposer des évacuations préventives, accroître le stress des habitants et peser sur la coordination des secours.
| Élément | Information citée |
|---|---|
| Sapeurs‑pompiers mobilisés | 375 |
| Appareils détournés | Déroutement vers la Corse (feux simultanés) |
Sur le terrain, les secours poursuivent leur travail, appuyés par des moyens terrestres et, lorsque c'est possible, par l'aérien. Mais la députée appelle à une réflexion nationale sur l'équipement et le financement de la flotte d'intervention afin que les choix ne se fassent plus au détriment de zones comme le Diois.
Pour les habitants, la préconisation reste la vigilance maximale : respecter les consignes des autorités, se tenir informés via les canaux officiels et se préparer à des mesures d'évacuation si nécessaire. Les élus locaux et les services de secours continuent de suivre l'évolution du sinistre et d'adapter les moyens en conséquence.