Un dispositif national déployé au plus près des agences
Securitas France et la société My Green Uniform ont lancé une filière de réemploi des tenues professionnelles, marquant une rupture avec la pratique antérieure de destruction des uniformes en fin d'usage. Depuis décembre 2025, des bornes de collecte ont été installées dans l'ensemble des agences, dont celles présentes dans le bassin d'Issy-les-Moulineaux, afin de centraliser la récupération des vêtements.
Le parcours des tenues suit plusieurs étapes : collecte en borne, acheminement vers un centre de tri, contrôle qualité, nettoyage et reconditionnement quand l'état le permet. Les pièces trop usées ne sont pas jetées : elles sont orientées vers des filières de revalorisation (chiffons, isolants) ou subissent un upcycling pour devenir des accessoires ou de la bagagerie.
Des résultats mesurables dès la première phase
En quelques mois, l'opération affiche des retombées concrètes. Le dispositif a permis la remise en circulation de 953 vêtements professionnels et a évité la production d'autant d'articles neufs. Le gain environnemental est déjà notable : près d'une tonne de déchets textiles a été évitée, avec des économies estimées entre 7,8 et 13,9 tonnes de CO₂ et 1,67 million de litres d'eau par rapport à une fabrication neuve.
| Indicateur | Résultat (phase initiale) |
|---|---|
| Vêtements remis en circulation | 953 |
| Déchets textiles évités | ~1 tonne |
| Économie de CO₂ | 7,8–13,9 tCO₂ |
| Économie d'eau | 1,67 M L |
Impacts locaux et enjeux pour Issy-les-Moulineaux
Pour les collectivités et entreprises locales, cette initiative illustre une transition opérationnelle vers des modèles circulaires : réduire les déchets, limiter la consommation de ressources et redonner de la valeur à des flux jusque-là considérés comme résiduels. Les agences isséennes sont concernées à la fois comme points de collecte et comme bénéficiaires d'un modèle qui peut réduire les coûts liés au renouvellement des tenues.
Du point de vue social et économique, la filière crée des activités de tri et de reconditionnement qui peuvent stimuler des prestataires locaux et offrir des débouchés pour des structures de l'insertion ou des ateliers de transformation textile. La montée en puissance de la démarche dépendra de la couverture des points de collecte et de la qualité des pièces récupérées.
Perspectives et conditions de réussite
Les résultats initiaux sont encourageants, mais la pérennité du dispositif repose sur plusieurs paramètres : l'adhésion des agents au geste de dépôt, la capacité des centres de tri à absorber les volumes, et la création de débouchés économiques pour les produits upcyclés. Pour les élus et acteurs locaux, il s'agit désormais d'évaluer comment articuler cette filière avec les politiques municipales de réduction des déchets et d'économie circulaire.
- Ce qui change : fin de la destruction systématique des uniformes.
- Ce qui est gagné : réduction des déchets et économies de ressources.
- À suivre : montée en charge des collectes depuis les agences et développement des activités de revalorisation locale.
« Transformer des équipements en ressources : l'exemple montre qu'un changement de pratique peut avoir des effets mesurables », indiquent les partenaires du projet.
La démarche de Securitas, portée au niveau national, offre à Issy-les-Moulineaux un exemple concret de mise en œuvre de l'économie circulaire dans les pratiques professionnelles quotidiennes. Les prochains mois permettront de juger de l'évolutivité du modèle et de ses retombées locales.