Un jeudi sous le signe des voyages musicaux
Le festival Jazz à Vienne propose ce jeudi 2 juillet un parcours en plusieurs temps, mêlant scène prestigieuse, rendez-vous intimiste et découvertes muséales. Au cœur de la soirée, la venue de Beirut au Théâtre antique constitue l’une des très rares apparitions du groupe en France cette année. En amont, un set solo de Stratcho Temelkovski résonnera dans les salles du musée Saint-Pierre, avant que l’accordéoniste Vincent Peirani ne prenne le relais sur la grande scène avec sa formation en quintet.
Beirut au Théâtre antique : un retour attendu
Le projet mené par le chanteur Zach Condon revient sur scène après des soucis de santé, pour le plus grand plaisir des amateurs de ces mélodies où se croisent folk et héritages des musiques d’Europe de l’Est. Le groupe présentera des titres de son septième album, A Study Of Losses, salué pour ses arrangements feutrés et ses harmonies voyageuses. Cette étape viennoise fait partie de seulement trois dates françaises prévues en 2026, ce qui en renforce la portée pour le public régional.
Vincent Peirani en quintet : Time Reflections sur grande scène
Après l’ouverture, l’accordéoniste Vincent Peirani prolonge la soirée avec sa formation à cinq musiciens : Tony Paeleman (claviers, piano), Émile Parisien (saxophone soprano), Julien Herné (basse) et Yoann Serra (batterie). Le groupe déploie une partie du projet Living Being IV : Time Reflections, initié en plein confinement et paru en août 2025. Une esthétique où l’énergie collective dialogue avec la finesse des textures, entre pulsations électriques et climats acoustiques.
Au musée Saint-Pierre : solo de Stratcho Temelkovski
À 17 h, le musée Saint-Pierre accueille un concert gratuit de Stratcho Temelkovski, entendu dimanche dans les rues de Vienne à la tête de la Balkatucada. Seul sur scène, il tisse un fil entre Orient et Occident, alternant basse, mandole, rythmes, silences et matières sonores. Une proposition qui privilégie l’écoute et la respiration, comme un contrepoint apaisant à l’ampleur du Théâtre antique.
Deux expositions à ne pas manquer
Le passage au musée est l’occasion de découvrir deux accrochages. D’abord, l’hommage à Miles Davis pour le centenaire de sa naissance. Intitulée Miles Davis, 100 ans d’affluence, l’exposition réunit des pièces issues des collections de Jean‑Paul Boutellier, Jean‑Paul Ricard et Jean‑François Braun. Un clin d’œil appuyé à l’histoire du festival, où la légende de la trompette donna son ultime concert le 1er juillet 1991. Ensuite, un focus sur Lucrèce Andreae, autrice de l’affiche 2026 de Jazz à Vienne, également connue pour ses bandes dessinées Flipette et Vénère et Amère, et pour son court‑métrage Pépé le morse, récompensé d’un César en 2018.
Horaires et repères pratiques
Le programme de la fin d’après‑midi et de la soirée se cale simplement : d’abord le musée, puis le Théâtre antique. Les tarifs et créneaux communiqués permettent d’anticiper son parcours.
| Événement | Lieu | Horaire | Tarif |
|---|---|---|---|
| Solo de Stratcho Temelkovski | Musée Saint‑Pierre | 17 h | Gratuit |
| Soirée Beirut + Vincent Peirani (quintet) | Théâtre antique | 20 h 30 | 6 à 65 € |
Composer sa soirée
- Commencer au musée pour le solo de Stratcho Temelkovski et parcourir les expositions Miles Davis et Lucrèce Andreae.
- Rejoindre le Théâtre antique pour la montée en puissance : Beirut en ouverture de soirée, puis le quintet de Vincent Peirani.
- Prévoir une arrivée en avance au Théâtre antique, les places étant proposées entre 6 et 65 €.
Cette séquence, resserrée et lisible, illustre l’équilibre recherché par Jazz à Vienne : une circulation entre patrimoine, rencontres intimistes et grandes scènes, où l’on mesure la vitalité d’un festival qui n’oublie ni ses racines, ni l’envie d’explorer.