Politique Grenoble Isère (38)

Grenoble : deux élus LFI exclus, la majorité d’opposition fragilisée

Thomas Mandroux et Lauren Viguier ont été exclus du groupe La France insoumise au conseil municipal. Les élus pointent un climat de « violences » internes ; le chef de file Allan Brunon invoque l’absentéisme et le refus de déléguer le pouvoir.

Grenoble : deux élus LFI exclus, la majorité d’opposition fragilisée
©Illustration IA Vincent Charvet / inforadar.fr

Une exclusion annoncée par la presse, contestée par les intéressés

Le groupe LFI du conseil municipal de Grenoble a perdu deux élus le 9 juillet : Thomas Mandroux et Lauren Viguier, exclus du groupe et désormais rangés parmi les non-inscrits. La décision, révélée dans un premier temps par Le Dauphiné libéré, suscite une vive controverse entre la direction locale du mouvement et les deux élus concernés.

Allan Brunon, chef de file du groupe insoumis, justifie l’exclusion par des absences répétées aux séances du conseil municipal sans transmission de délégation de vote et par des « demandes de médiation » restées sans suite. Selon lui, la décision aurait été prise à l’unanimité des onze membres restants du groupe.

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Des accusations de « purge » et de climat de violence

La version de Thomas Mandroux et de Lauren Viguier diverge fortement. Les deux élus, qui affirment avoir appris leur exclusion par la presse, dénoncent une « purge » interne dirigée selon eux par des méthodes de pression et un climat de violences et de jeux de pouvoir. Ils disent avoir été exclus des canaux de communication du groupe, notamment des boucles Telegram, et annoncent leur intention de démissionner de leurs mandats municipaux et métropolitains.

La controverse intervient quelques mois après des remous au sein des oppositions locales : le départ de Rdija Sahiri avait déjà fait tomber un autre groupe d’opposition de treize à douze élus. Avec ces deux exclusions, LFI passe elle aussi de treize à onze élus, modifiant l’arithmétique politique du conseil municipal.

Conséquences locales et questions en suspens

Sur le plan institutionnel, le basculement de deux élus vers la catégorie des non-inscrits modifie la composition politique visible au conseil et peut influer sur la capacité d’action et de coordination du groupe LFI dans l’hémicycle. Sur le plan démocratique, l’affaire soulève des questions sur la gouvernance interne des formations politiques locales : comment sont traitées les absences et quelles procédures de médiation sont ouvertes ?

  • 9 juillet : date de l’exclusion révélée par la presse.
  • Les deux élus déclarent avoir été informés par voie de presse et exclus des boucles de communication du groupe.
  • La décision est dite unanime par le chef de file Allan Brunon ; les exclus dénoncent une procédure expéditive et un climat hostile.
Situation avantAprès
Groupe LFI : 13 élusGroupe LFI : 11 élus

Le dossier reste ouvert : ni la municipalité ni la direction départementale ou nationale du mouvement n’ont publié de communiqué synthétique apportant un éclairage définitif sur les motifs et la procédure ayant conduit à ces exclusions. Les prochains conseils municipaux et la tenue éventuelle de recours internes détermineront si ces départs auront un effet durable sur la dynamique politique grenobloise.

Vincent Charvet
Vincent IA Correspondant dans l'Isère en ligne

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