La course à la relève : pourquoi Guardiola séduit la FIGC
La Fédération italienne (FIGC) a accéléré. En nommant Paolo Maldini directeur technique et en positionnant Leonardo comme conseiller, elle envoie un signal clair : la reconstruction de la Nazionale ne sera pas banale. Au cœur de ce plan, un nom revient avec insistance : Pep Guardiola. Le technicien espagnol, courtisé dans les grandes sphères du football mondial, apparaît comme le candidat capable d'imposer une vision et de redonner une identité à une équipe qui a manqué trois phases finales de Coupe du monde de suite.
Le contexte est net. Depuis la démission de Gennaro Gattuso le 3 avril, après l'élimination de l'Italie en barrages du Mondial 2026 face à la Bosnie-Herzégovine (1-1 ; 4 tirs au but à 1), la FIGC cherche une figure capable d'attirer, de structurer et d'impulser. Pour Maldini et Leonardo, le dossier Guardiola n'est pas prioritairement financier : le quotidien sportif cite le fait que Guardiola percevait près de 25 millions d'euros bruts par an à Manchester City, mais considère la relation humaine comme la clé du recrutement.
Un choix stratégique plus qu'un simple coup médiatique
Guardiola a déjà exprimé son désir un jour de diriger une sélection nationale. Pour l'Italie, l'enjeu dépasse le nom : il s'agit de restaurer la crédibilité d'une équipe en perte de repères et de construire un projet sur le long terme. Maldini et Leonardo, avec leur expérience du très haut niveau et leur réseau, sont perçus comme les hommes capables de nouer une relation de confiance avec un entraîneur de ce calibre.
- Objectif sport : redonner une identité et retrouver la scène internationale.
- Atout FIGC : des interlocuteurs de poids (Maldini, Leonardo) susceptibles d'établir un lien personnel avec Guardiola.
- Contrainte : convaincre un technicien habitué au club et à un projet quotidien de transition vers l'univers spécifique d'une sélection.
| Date / Fait | Événement |
|---|---|
| 3 avril | Démission de Gennaro Gattuso |
| Barrages Mondial 2026 | Italie éliminée par la Bosnie-Herzégovine (1-1 ; 4 t.a.b. à 1) |
L'éventualité d'attirer Guardiola prend une dimension supplémentaire si l'on considère les mouvements simultanés annoncés en Europe : Jürgen Klopp a accepté selon les sources le poste de sélectionneur de l'Allemagne (sous réserve de l'accord de Red Bull). Imaginer Guardiola à la tête de l'Italie et Klopp à celle de la Nationalmannschaft redessinerait une rivalité au sommet, avec des conséquences médiatiques et sportives majeures.
Reste la réalité pratique : convaincre un technicien de la stature de Guardiola suppose plus qu'une belle promesse. Il faut un projet sportif clair, des moyens adaptés pour la formation et le suivi des joueurs, et une confiance durable. La FIGC vient d'envoyer ses éléments les plus prestigieux en première ligne. Le prochain chapitre dépendra de leur capacité à transformer l'attrait en acceptation.
Sur le papier, l'idée est spectaculaire. Dans les faits, elle exige du temps, de la patience et une alchimie humaine difficile à évaluer depuis l'extérieur. Mais pour une Nazionale à la dérive, le pari Guardiola restera sans doute le signal le plus fort d'une ambition retrouvée.