Le Département, acteur central pour l’attractivité selon une élue locale
Catherine Lhéritier, maire de Valloire-sur-Cisse et vice-présidente du Conseil départemental de Loir-et-Cher chargée de l’attractivité et du tourisme, plaide pour le maintien de la compétence tourisme au niveau départemental. Dans une prise de position publiée cette semaine, elle rappelle que le territoire s’est construit comme une destination touristique reconnue, fruit d’un travail de long terme associant sites, équipements et collectivités.
"Le Loir-et-Cher n’est pas un produit d’appel"
Pour l’élue, le département ne se résume pas à une vitrine : il est, selon elle, un coordinateur capable de transformer l’attractivité touristique en attractivité résidentielle. Cette logique, insiste-t-elle, justifie que la gestion du tourisme reste une compétence départementale, notamment dans le contexte d’échanges sur la répartition des compétences entre collectivités.
Une économie touristique déjà structurée
Les arguments avancés s’appuient sur des chiffres récemment mis en avant par les représentants locaux : le tourisme dans le Loir-et-Cher génère 1,1 milliard d’euros de retombées, soit 22 % des recettes régionales, alors que le département représente 12 % de la population du Centre-Val de Loire. Ces données soulignent, selon l’élue, l’importance économique du secteur et son rôle dans l’emploi et le développement local.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Retombées économiques | 1,1 milliard € |
| Part des retombées régionales | 22 % |
| Part de la population régionale | 12 % |
Une offre touristique diversifiée, selon l’élue
Catherine Lhéritier souligne que le Loir-et-Cher bénéficie d’atouts variés : châteaux (Chambord, Blois, Cheverny), festivals, le zoo de Beauval, la Loire inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que des marques territoriales comme la Sologne et le Val de Loire. Mais elle rappelle qu’un patrimoine seul ne suffit pas : l’évolution de l’offre — montée en gamme, diversification des activités (cyclotourisme, événements, animations saisonnières) — a été nécessaire pour inscrire le département dans un calendrier touristique étendu d’avril à décembre.
- Proximité avec l’Île-de-France
- Patrimoine historique et naturel
- Montée en gamme et diversification de l’offre
Un enjeu politique et territorial
L’élue met en garde contre l’idée de transférer la compétence tourisme à une autre collectivité : « ce serait une erreur », affirme-t-elle dans le cadre du débat sur la répartition des compétences. À ses yeux, le Département est le niveau pertinent pour fédérer les acteurs locaux — offices de tourisme, collectivités locales, opérateurs privés — et pour articuler l’attractivité touristique avec les politiques de développement résidentiel et économique.
Dans un contexte où le tourisme représente désormais la troisième force économique du département, la question de la gouvernance locale de ce secteur gagnera en intensité dans les prochains mois, au fur et à mesure des discussions entre collectivités et des choix de compétences qui en découleront.
Des acteurs locaux (municipalités, sites patrimoniaux, opérateurs) suivront ces débats de près : la manière dont sera organisée la promotion du territoire déterminera à la fois les flux de visiteurs et les retombées pour l’économie locale.