En cette fin de matinée ensoleillée du samedi 17 octobre, une quarantaine d'habitants de Suèvres se sont retrouvés au cimetière communal pour se recueillir auprès de la tombe d'Inass. Ce rassemblement, organisé par la municipalité, intervient à quelques semaines d'une audience majeure : le procès des parents de la fillette, programmé du 2 au 18 novembre au palais de justice de Blois.
Une commémoration ancrée dans la durée
Depuis la découverte du corps en 1987 et l'identification rendue possible par des analyses ADN, la petite connue longtemps comme « la petite inconnue de l'A10 » est devenue « Inass » aux yeux de la communauté. La commune a pris l'habitude de veiller à sa sépulture et de transmettre la mémoire de ce drame aux nouvelles générations. Le maire, Frédéric Dejente, venu avec des élus, a rappelé cette continuité d'attachement et de solidarité.
« C’est notre petite fille, c’est notre petite Inass »
Selon les participants, l'image prise lors du rassemblement devait symboliser « la mobilisation, l’unité et la solidarité du village tout entier autour d’Inass ». Le rassemblement a aussi été l'occasion de revenir sur la longue attente pour voir la tenue d'un procès.
Vers un procès attendu
Le procès annoncé à Blois verra comparaître les parents de la fillette pour des faits qualifiés de tortures ou actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi que de complicité. Les habitants présents samedi ont exprimé leur souhait que la procédure apporte des réponses et une forme de réparation symbolique pour la mémoire de l'enfant.
- Date du rassemblement : samedi 17 octobre
- Lieu : cimetière de Suèvres
- Procès : du 2 au 18 novembre au palais de justice de Blois
| Événement | Date / période |
|---|---|
| Découverte du corps | août 1987 |
| Rassemblement commemoratif | 17 octobre 2026 |
| Procès | 2-18 novembre 2026 |
Pour beaucoup d'habitants, cette mobilisation locale témoigne d'un lien particulier entre la commune et la mémoire d'Inass. Le maire a exprimé sa fierté devant l'assemblée, soulignant le rôle de la collectivité dans le maintien du souvenir et le soutien aux familles affectées par cette affaire. La présence d'élus montre également la volonté de la municipalité de rester attentive jusqu'à l'issue judiciaire.
La tenue du procès, attendue depuis plusieurs années, pourrait permettre de clore une période longue et douloureuse pour ceux qui ont suivi l'affaire. Entre recueillement et attente, Suèvres maintient sa vigilance et son attachement à la mémoire de l'enfant, marquant une solidarité persistante face à un drame qui a marqué la commune et au-delà.