Changement de commandement à Amiens : bilan et perspectives
Le 10 juillet, une cérémonie présidée par le préfet a marqué le départ du colonel Marc Jankowski à la tête du Groupement de gendarmerie départementale de la Somme. Arrivé le 1er août 2023, l'officier supérieur laissait derrière lui un mandat marqué par des évolutions structurelles et des résultats chiffrés qui pèsent sur l'appréciation locale de la sécurité.
Pendant trois ans, il a dirigé un effectif important réparti sur l'ensemble du territoire samarien, mêlant gendarmes d'active et réservistes. Sous sa direction, les autorités mettent en avant une baisse de la délinquance en 2025, ainsi que la création de nouvelles implantations pour rapprocher la force publique des communes.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Arrivée au commandement | 1er août 2023 |
| Départ officiel | 10 juillet 2026 |
| Effectif d'active encadré | 730 gendarmes |
| Réservistes | 350 |
| Variation de la délinquance (2025) | -3,4% |
La préfecture souligne que la délinquance globale a reculé de 3,4 % en 2025, un chiffre présenté comme inédit dans le département depuis cinq ans. Selon le bilan dressé, l'action du groupement a ciblé en priorité la lutte contre les violences intrafamiliales et les atteintes aux élus, terrains d'action renforcés par des moyens humains et techniques déployés à l'échelle départementale.
Autre volet du mandat : le maillage territorial. Trois nouvelles brigades ont été créées sous son impulsion à Ault, Flixecourt et Nesle, des implantations destinées à rapprocher la gendarmerie des habitants et à améliorer la réactivité sur des secteurs parfois éloignés des grands pôles urbains.
- Renforcement du dispositif local par de nouvelles brigades.
- Focus opérationnel sur les violences intrafamiliales et la protection des élus.
- Recours accru aux réservistes pour appuyer les actions de terrain.
La cérémonie de départ, sobre, illustre la rotation des cadres dans les services de sécurité et la volonté des autorités de maintenir la continuité du service public. Pour les communes concernées par les nouvelles brigades, l'enjeu est concret : présence renforcée, patrouilles plus fréquentes et délais d'intervention potentiellement réduits.
Reste à connaître le nom du successeur et les orientations qu'il choisira de poursuivre ou d'ajuster. En attendant, les acteurs locaux — élus, forces de l'ordre et habitants — garderont un œil sur l'évolution des indicateurs de sécurité et sur l'impact réel du maillage renforcé sur la vie quotidienne dans les territoires ruraux et périurbains de la Somme.