Le tribunal de Rennes freine la préfecture sur le déterrage des blaireaux
Le tribunal administratif de Rennes a tranché : l’arrêté pris par la préfecture d’Ille‑et‑Vilaine le 27 mai et visant à autoriser une période complémentaire de vénerie sous terre des blaireaux a été suspendu par une ordonnance datée du 9 juillet. La mesure préfectorale, qui devait permettre le déterrage jusqu’au 14 septembre 2026, ne peut donc pas s’appliquer tant que la procédure judiciaire se poursuit.
Plusieurs associations de protection animale avaient contesté l’acte administratif en saisissant le tribunal. Elles obtiennent aujourd’hui une première victoire : le juge des référés a estimé, dans l’ordonnance, qu’il existait des moyens susceptibles de justifier cette suspension — décision qui bloque immédiatement l’exécution de l’arrêté contesté.
Sur le terrain, cette suspension interrompt une autorisation préfectorale qui avait ravivé le débat entre chasseurs pratiquant la vénerie sous terre et défenseurs des animaux. La décision judiciaire marque un coup d’arrêt administratif et ouvre désormais une phase contentieuse, pendant laquelle le fond du dossier sera examiné.
- Acte contesté : arrêté préfectoral du 27 mai permettant le déterrage des blaireaux.
- Décision judiciaire : suspension prononcée par le tribunal administratif de Rennes le 9 juillet.
- Période visée : autorisation jusque au 14 septembre 2026, désormais bloquée.
Pour les associations à l’origine du recours, l’ordonnance représente une confirmation que les mesures préfectorales peuvent être soumises à un contrôle strict de proportionnalité et de légalité. Du côté des autorités, la préfecture se trouve désormais placée en situation d’attente : soit elle modifie son texte, soit elle défend l’arrêté devant le juge du fond.
| Date | Événement |
|---|---|
| 27 mai 2026 | Signature de l’arrêté préfectoral |
| 9 juillet 2026 | Suspension de l’arrêté par le tribunal administratif de Rennes |
| 14 septembre 2026 | Date jusqu’à laquelle l’autorisation devait s’appliquer (bloquée) |
La décision ravive aussi la question des modalités de chasse et du statut du blaireau : espèce chassable dans certains cadres, il est au centre de controverses récurrentes quand la pratique consiste à le mettre au jour — une technique que contestent régulièrement des collectifs de protection animale. La suite dépendra désormais du calendrier de l’instruction au fond et des éventuelles adaptations administratives.
Pratique : pour suivre l’évolution du dossier, la prochaine étape restera l’examen sur le fond par le tribunal administratif. Les parties — préfecture et associations — ont la possibilité de produire des éléments complémentaires et de solliciter des décisions ultérieures.
À Rennes, la suspension ordonnée par le juge des référés illustre la capacité du juge administratif à faire primer l’examen des garanties légales lorsque des libertés publiques ou la protection des animaux sont mises en balance avec des politiques locales d’autorisation de chasse.