Des maires « motivés et en colère » réunis à Massy
Les Universités des mairies de l’Essonne, organisées début juillet à Massy, ont servi de caisse de résonance pour une colère diffuse des édiles locaux. Trois mois après les élections municipales, la rencontre a permis de faire le point sur les besoins d’accompagnement — conseil juridique, formation, représentation — que porte l’Union des maires de l’Essonne (UME).
En clôture de l’assemblée générale, le président réélu de l’UME, Francisque Vigouroux, a rappelé que l’association ne se limite pas aux services : elle doit aussi mener des combats collectifs au nom des communes, en particulier face aux décisions nationales qui pèsent sur leurs finances.
Une protestation à Orsay après une baisse de 40 % de la DGF
Sur le plateau de Saclay, la contestation s’est traduite par une mobilisation visible à Orsay. À l’appel du maire Rémi Darmon, une cinquantaine d’élus de sensibilités diverses se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour dénoncer une baisse de 40 % de la dotation globale de fonctionnement (DGF), principale aide financière de l’État aux communes.
« Baisse des dotations, transferts de compétences sans compensation, prélèvements nouveaux, baisse du fonds vert : les choix de l'État pèsent lourdement sur nos communes en général. »
Les élus d’Orsay font valoir que leur commune accompagne depuis plusieurs années le développement du plateau de Saclay et l’arrivée de nouveaux habitants — ce qui nécessite des investissements en écoles, équipements sportifs et sécurité. Selon eux, des engagements financiers annoncés pour accompagner ce développement sont aujourd’hui remis en question, menaçant des projets structurants et la santé des finances communales.
- Mobilisation locale : rassemblement d’une cinquantaine d’élus à Orsay.
- Revendication principale : dénonciation d’une baisse de 40 % de la DGF.
- Rôle de l’UME : accompagnement et portage collectif des dossiers des communes.
Impacts concrets et enjeux pour les communes
La combinaison d’une érosion des dotations sur quinze ans, de prélèvements étatiques (comme le Dilico) et de réformes fiscales défavorables met selon les élus une pression croissante sur les budgets municipaux. Une motion a été votée le 25 juin dernier pour formaliser le mécontentement et demander des réponses au niveau national.
| Problème identifié | Conséquence pour les communes |
|---|---|
| Baisse de la DGF | Moins de marges pour investissements et fonctionnement |
| Transferts de compétences non compensés | Charges nouvelles pour les communes |
| Prélèvements sur ressources (ex. Dilico) | Réduction des recettes disponibles |
Pour l’UME, il s’agit non seulement de soutenir techniquement les élus, mais aussi de porter collectivement ces préoccupations auprès de l’État. Les maires insistent sur la nécessité d’un dialogue national qui traduise en actes des compensations financières, sous peine de voir des projets locaux, parfois essentiels au développement du territoire, retardés ou annulés.
À l’issue des Universités des mairies, la tonalité était claire : les communes de l’Essonne veulent des réponses tangibles sur le financement de leurs missions et la garantie qu’elles disposeront des moyens pour accompagner les évolutions démographiques et les projets structurants sur leurs territoires.