Identification éclair par l’IRCGN
Les restes humains découverts jeudi 16 juillet à proximité de Mailhoc ont été attribués à Delphine Jubillar. Selon des informations concordantes, l’IRCGN de Pontoise a procédé aux analyses génétiques en moins de 48 heures, comparant l’ADN extrait des ossements à celui de l’infirmière disparue en décembre 2020. Cette concordance clôt une longue incertitude sur le lieu où se trouvait la victime, même si la cause de la mort n’est pas encore déterminée.
Un emplacement révélé par Cédric Jubillar
Jeudi, Cédric Jubillar a conduit les enquêteurs jusqu’au site de dissimulation du corps, situé à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, commune où vivait le couple. Ce secteur n’avait jamais fait l’objet de fouilles auparavant. Le transfert des ossements vers l’IRCGN a été réalisé dès le lendemain matin afin d’enclencher les examens scientifiques.
« avait exprimé des regrets très forts » … « Il a expliqué précisément ce qui s'est passé, quel était le contexte dans lequel ce 'geste abominable', selon ses termes, a été commis, comment il a déplacé le corps et dans quelles circonstances »
Ces éléments proviennent de Me Pierre Debuisson, l’avocat de Cédric Jubillar, qui évoque des aveux formulés il y a une dizaine de jours puis précisés lors d’une audition par un magistrat, la veille des recherches.
Retour sur une disparition devenue affaire criminelle
Delphine Jubillar, née Aussaguel, s’était volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, en période de couvre-feu lié à la pandémie. Après des années d’investigations et un procès très suivi devant les assises du Tarn, Cédric Jubillar a été condamné en octobre à 30 ans de réclusion. Il avait maintenu son innocence jusqu’à récemment, avant d’adresser début juillet un courrier à son conseil, admettant être à l’origine de la disparition.
Calendrier judiciaire bousculé
Un procès en appel était programmé au 21 septembre devant la cour d’assises de Haute-Garonne. Les aveux écrits puis oraux, désormais suivis par la découverte et l’identification des restes, constituent des développements majeurs susceptibles d’influer sur la suite de la procédure. À ce stade, les enquêteurs ne communiquent pas sur le mécanisme du décès.
Les faits saillants à retenir
- ADN concordant établi par l’IRCGN, confirmant l’identité de la victime.
- Indications de localisation données par Cédric Jubillar, dans un lieu jamais exploré auparavant.
- Causes de la mort non établies à ce jour ; la procédure d’appel reste inscrite au calendrier.
Repères chronologiques
| Date | Fait |
|---|---|
| 15–16 décembre 2020 | Disparition de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines |
| Octobre (année précitée) | Condamnation de Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion |
| Début juillet | Courrier d’aveux adressé à son avocat |
| Jeudi 16 juillet | Découverte des ossements près de Mailhoc |
| Vendredi | Transport des restes à l’IRCGN de Pontoise |
| Dimanche 19 juillet | Confirmation de l’identification génétique |
Pour les habitants du nord du Tarn, cette confirmation apporte une réponse sur le sort de Delphine Jubillar, sans toutefois lever toutes les zones d’ombre. Les suites judiciaires et médico-légales devront préciser le scénario exact des faits et les circonstances de la mort.