Une eau plus « pure » à l’horizon d’un an et demi
Les riverains desservis par l’usine de Méry-sur-Oise vont progressivement recevoir une eau traitée par osmose inverse basse pression (OIBP). Le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) et son délégataire, Veolia, ont décidé de lancer les travaux en juillet. L’objectif annoncé : éliminer un plus grand nombre de micropolluants, notamment les PFAS, et réduire la dureté de l’eau.
Le calendrier prévu est clair : les opérations doivent permettre d’aboutir dans environ un an et demi. Les collectivités locales, et en particulier le conseil départemental du Val-d’Oise, sont parties prenantes de ce déploiement, qui fait du site de Méry-sur-Oise un pilote régional.
Ce que cela change pour les foyers
- Qualité : une réduction accrue des micropolluants identifiés comme préoccupants, dont les PFAS.
- Dureté : une eau moins calcaire, donc potentiellement moins d’entartrage des appareils domestiques.
- Coût : la facture moyenne augmenterait d’environ 4 € par mois par foyer desservi, selon les éléments publiés.
Pour les usagers, l’amélioration de la qualité peut peser favorablement sur la santé publique et l’entretien des équipements ménagers. En revanche, le surcoût mensuel annoncé pose la question de l’acceptabilité financière, surtout pour les ménages modestes.
Technique et enjeux
L’osmose inverse basse pression est un procédé de filtration poussé qui retient une large part des substances dissoutes. Sans entrer dans des détails techniques pointus, il s’agit d’un stade de traitement supérieur à ceux couramment employés et déjà capable d’éliminer certains polluants résistants. En faisant de Méry-sur-Oise un site pilote, le Sedif mise sur une montée en puissance de la filière pour d’autres stations.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Site | Méry-sur-Oise (usine de traitement) |
| Procédé | Osmose inverse basse pression (OIBP) |
| Objectif | Réduction micropolluants (PFAS) et calcaire |
| Durée prévue | Environ 1 an et demi |
| Impact financier | ~4 € par mois et par foyer |
Questions en suspens et informations pratiques
Plusieurs points restent à préciser pour les abonnés : les modalités exactes de facturation, le calendrier détaillé par secteur desservi, et les garanties sanitaires à l’issue des essais. Les usagers concernés gagneront à suivre les communications du Sedif et de leur mairie pour connaître les périodes possibles d’interruption ou de substitution de la distribution.
Ce chantier, par son ambition, peut servir de modèle pour d’autres unités de production d’eau en Île-de-France confrontées aux mêmes enjeux de micropollution. Il illustre aussi le compromis constant entre niveaux de qualité de l’eau et coût supporté par les ménages.
À retenir : Méry-sur-Oise va expérimenter l’OIBP ; l’eau devrait être moins calcaire et comporter moins de PFAS, mais cette avancée technique se paie, à hauteur d’environ 4 € par mois pour les usagers concernés.