Un chantier visible au bout de l’avenue de Nonères
Au milieu du vacarme mécanique et sous un soleil de plomb, une équipe d’ouvriers s’affaire depuis le mois de mai au pied du forage GMM1. À 1 800 mètres sous la surface, une nappe d’eau naturellement chauffée à 60 °C alimente un réseau rare en France, celui de Mont-de-Marsan. Après plus de quarante ans d’exploitation, le temps a fait son oeuvre : les conduites souterraines doivent être remplacées pour assurer la continuité du service.
La municipalité a lancé une réhabilitation d’envergure : il s’agit de remplacer quelque 1 400 mètres de tubage, pour un coût annoncé de 1,9 million d’euros. Le chantier succède à celui du site GMM2, situé derrière la caserne Maridor, dont la remise en état avait été achevée en 2024.
« Ils n’ont pas trouvé de pétrole mais ils ont trouvé de l’eau chaude »
Cette phrase, rapportée par le délégué à la géothermie de la Ville, rappelle l’origine surprenante du projet : un forage initié dans les années 1970 pour la prospection pétrolière qui, finalement, a révélé une ressource géothermique exploitable dès 1980. La gestion est passée d’un opérateur privé à la commune en 2007, qui en assure désormais l’exploitation pour le bénéfice des habitants.
Un réseau qui alimente des services essentiels
Le réseau GMM1 produit aujourd’hui entre 10 000 et 11 000 MWh par an, ce qui correspond à la consommation de 1 600 foyers. Il fournit la chaleur à plusieurs établissements et quartiers :
- la Base aérienne 118 ;
- l’hôpital Sainte-Anne ;
- la cité Hélène-Boucher ;
- l’école et la salle des sports de l’Argenté ;
- le quartier du Peyrouat.
Ce mode de chauffage présente des atouts pour la collectivité : moindre dépendance aux énergies fossiles, coûts et rentabilité intéressants sur le long terme. Mais l’âge des installations impose des interventions ponctuelles et coûteuses pour maintenir la performance du réseau.
Des contraintes humaines et techniques
Sur le chantier, les équipes s’adaptent aux conditions : horaires aménagés à cause des fortes chaleurs et gestes concrets pour se rafraîchir. Nicolas Hein, chef de chantier, supervise l’opération de remplacement des tubages ; la précision et la sécurité sont primordiales lorsqu’on travaille sur des installations en place depuis des décennies.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Profondeur de la nappe | 1 800 m |
| Température | 60 °C |
| Production annuelle | 10 000–11 000 MWh |
| Foyers alimentés | 1 600 |
| Travaux | 1 400 m de tubage à remplacer |
| Coût | 1,9 M€ |
Pour les Montois, ce chantier est plus qu’une opération de maintenance : il s’agit de préserver une ressource locale, durable et stratégique. À la ville comme aux usagers, la remise à niveau de GMM1 garantit que la chaleur, produite ici sous nos pas depuis quarante ans, continuera à chauffer maisons, services et institutions pour les prochaines décennies.
Les riverains peuvent s’attendre à la poursuite des travaux durant l’été, avec des contraintes temporaires liées aux opérations sur le site, tandis que la collectivité suit de près le calendrier et le budget pour sécuriser cet équipement public.