Une saison culturelle qui place l’habit au cœur de l’œuvre
À Montauban, le musée Ingres Bourdelle ouvre, du 3 juillet au 8 novembre 2026, une exposition inédite consacrée au lien entre Jean-Auguste-Dominique Ingres et la mode. L’institution propose un parcours nourri de plus de 200 pièces — peintures, dessins, textiles, accessoires et documents d’époque — pour éclairer une facette essentielle du regard du maître sur les étoffes, les drapés et la construction du costume dans l’art du portrait.
Au-delà de l’apparat, le propos s’attache à montrer comment l’attention d’Ingres aux matières et aux lignes participe de la composition même, sans basculer dans le portrait mondain. Le visiteur est invité à lire la surface du vêtement comme une trame qui révèle la structure du tableau.
Un parcours en textures et en regards
Le fil conducteur de l’exposition est clair : comprendre comment la représentation de l’habit, de ses plis et de ses brillance, façonne la vision et la mise en scène des modèles. La direction du musée résume l’intention en ces termes :
« L’exposition explore la manière dont Ingres sublime la matière textile, joue avec les transparences, s’inspire des tendances de son temps et dialogue avec l’histoire de l’art pour conférer à ses portraits une modernité intemporelle. »
En fin de parcours, une séquence met en perspective l’influence d’Ingres sur des créateurs des XXe et XXIe siècles, citant notamment Castelbajac, Yves Saint Laurent ou encore Issey Miyake. Une façon de souligner la circulation des formes entre peinture et couture, de l’atelier à l’atelier.
Un ancrage montalbanais, une collection de référence
L’exposition s’inscrit dans un musée dont les fonds permanents offrent des ressources remarquables pour prolonger la visite. Le musée conserve l’atelier d’Ingres, avec plus de 400 dessins et une vingtaine de tableaux, ainsi qu’un ensemble de peintures anciennes (du XIVe au XVIIIe siècle) et du XIXe siècle, des objets d’art, des textiles et des pièces archéologiques. Cette densité documentaire permet de replacer le costume représenté dans un continuum d’images et de techniques.
| Pe9riode | 3 juillet 26ndash; 8 novembre 2026 |
|---|---|
| Pie8ces pre9sente9es | > 200 (peintures, dessins, textiles, accessoires, documents) |
| Re9serves et permanents | 41500 dessins, b1 20 tableaux d'Ingres |
Pour le public local, un accès direct à la modernité d’Ingres
À Montauban, cette programmation permet d’aborder Ingres autrement : par la coupe d’un corsage, la translucidité d’un voile, le tombé d’un manteau. Chaque salle propose des rapprochements entre œuvres et pièces textiles d’époque, utiles pour saisir l’étendue des références et le dialogue avec l’histoire des styles. Les amateurs de peinture y trouveront des clés de lecture plastiques ; les passionnés d’habillement, une traversée des matières et des silhouettes.
- Un angle original sur l’œuvre d’Ingres, centre9 sur le veatement et la matie8re.
- Un corpus e9tendu pour appre9cier le geste, du dessin e0 la peinture.
- Une ouverture vers la cre9ation contemporaine et son he9ritage.
Un rendez-vous structurant pour la vie muse9ale montalbanaise
En déployant une exposition thématique de cette ampleur, le musée confirme son rôle de pôle culturel en Occitanie. Le sujet, à la croisée des arts visuels et du costume, rassemble des publics variés et favorise des passerelles pédagogiques avec les collections permanentes. Les visiteurs peuvent ainsi, en un même lieu, passer du trait d’Ingres à la matérialité des tissus, et mesurer ce que le vêtement dit d’une époque autant que d’une œuvre.