Un convoi à l'origine de plusieurs départs de feu entre Franchesse et Bourbon-l'Archambault
Deux hommes originaires du Bourbonnais, âgés de 29 et 39 ans, ont comparu en comparution immédiate mardi 28 juillet devant le tribunal correctionnel de Moulins pour des faits survenus le vendredi 25 juillet. Ce jour-là, une caravane a pris feu alors qu'elle était tractée, entraînant l'embrasement de zones de végétation et des dommages matériels sur plusieurs propriétés.
Alertés pour un incendie de caravane sur la D1 à la sortie de Franchesse, les gendarmes ont trouvé l'attelage partiellement calciné. L'enquête a montré que la caravane, longtemps stationnée à Saint-Plaisir, circulait sans pneumatiques sur certaines roues : le frottement des jantes sur le bitume a engendré des étincelles qui ont déclenché plusieurs foyers.
Des dégâts importants et une évacuation
Les incendies provoqués ont ravagé 126 hectares de végétation. Plusieurs constructions ont également été touchées : deux bâtiments agricoles et une maison ont été sinistrés. Dans le cas de cette habitation, occupée par un ancien pompier volontaire, l'occupant a dû sortir au dernier moment, évitant de peu le pire.
| Éléments affectés | Quantité |
|---|---|
| Végétation brûlée | 126 ha |
| Bâtiments agricoles | 2 |
| Maison habitée | 1 |
Selon des témoignages, la caravane avait été remorquée sans pneumatique sur certaines roues, ce qui a favorisé le départ d'étincelles. Les prévenus ont expliqué qu'ils souhaitaient récupérer des éléments pour rénover la caravane du plus jeune d'entre eux.
Déclarations au tribunal et contexte judiciaire
Le premier prévenu est resté silencieux, « n'ayant rien à ajouter ». Il avait indiqué aux enquêteurs que les deux hommes avaient consommé de l'alcool mais qu'il se considérait « apte à conduire ». D'après ses déclarations, il a entendu un bruit d'éclatement de roue et a poursuivi sa route. À l'arrêt suivant, la caravane était en feu ; ils n'ont pas réussi à éteindre les flammes et l'ont abandonnée sur place. Le prévenu a déclaré ne pas avoir pensé à joindre les secours sur le moment.
« L'extincteur a fonctionné », a affirmé l'un des prévenus, qui a reconnu être, selon ses propres mots, « bourré ».
Le casier judiciaire du trentenaire mentionne par ailleurs dix-sept condamnations pour divers faits (trafics de stupéfiants, délits routiers, vols et violences) ; il conduisait au moment des faits malgré une annulation judiciaire de son permis, en récidive.
Conséquences locales et pistes de prévention
Au regard des dégâts — surface végétale importante et bâtiments sinistrés — cet épisode illustre les risques liés au transport d'attelages en mauvais état et à la conduite sous l'empire de l'alcool. Pour les communes concernées de l'ouest de l'Allier, la saison estivale et les conditions sèches augmentent la vulnérabilité aux incendies de bord de route.
- Rappel aux conducteurs : ne jamais tracter sans pneumatiques appropriés.
- Importance des réflexes : contacter immédiatement les secours en cas de départ de feu.
- Contrôles routiers et prévention locaux à renforcer en période à risque.
Le procès intenté à Moulins devra trancher sur la responsabilité pénale des deux hommes et prendre en compte la portée des dommages matériels causés par ces départs de feu.