Faits divers Manneville-sur-Risle Eure (27)

À Manneville-sur-Risle, un homme condamné après des menaces contre la maire

Un habitant de 72 ans a été condamné à cinq mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d’Évreux. Il avait menacé de mort trois personnes, dont la maire de Manneville-sur-Risle, lors d’une rencontre dans la commune.

À Manneville-sur-Risle, un homme condamné après des menaces contre la maire
©Illustration IA Sami Boualem / inforadar.fr

Le tribunal correctionnel d’Évreux a condamné, le 26 octobre 2026, un habitant de Manneville-sur-Risle à cinq mois de prison avec sursis. Âgé de 72 ans, l’homme était poursuivi pour des menaces de mort adressées à trois personnes, parmi lesquelles Isabelle Duong, la maire de cette commune située près de Pont-Audemer.

Une rencontre qui dégénère dans la commune

Les faits concernant l’élue remontent au 3 juillet 2025. Ce jour-là, Isabelle Duong parcourait Manneville-sur-Risle avec plusieurs membres du jury chargé du concours des maisons fleuries. Des élus et le responsable des services techniques participaient également à cette tournée lorsque la maire a croisé l’habitant.

Selon le récit livré par l’élue, l’échange a rapidement pris une tournure menaçante. Elle affirme que l’homme lui a fait comprendre qu’il s’en prendrait à elle si elle décidait de se représenter aux prochaines élections municipales. Il aurait aussi accompagné ses paroles d’un geste évoquant une arme, alors qu’il n’en détenait pas.

« Il n’avait pas d’arme mais il a fait le geste comme s’il pointait une arme. Il était très proche de moi. Heureusement que je n’étais pas toute seule. C’était choquant ! »

Une maire absente à l’audience

Isabelle Duong n’était pas présente lors de l’audience du 26 octobre. Elle n’avait pas engagé de démarche en tant que partie civile et ne percevra donc pas de dommages et intérêts dans cette procédure. Les deux autres victimes, qui s’étaient constituées parties civiles, ont en revanche obtenu une indemnisation.

En plus de la peine de sursis, le prévenu devra ainsi verser les sommes suivantes :

  • 1 800 euros à l’une des victimes ;
  • 2 000 euros à l’autre victime, au titre du préjudice subi.

La question de la protection des élus locaux

Cette affaire rappelle la pression à laquelle peuvent être confrontés les maires, y compris dans les petites communes. Dans le cas présent, les menaces sont intervenues alors que l’élue participait à une activité municipale en présence d’autres personnes. La présence de témoins a notamment permis à la maire de ne pas se retrouver seule au moment de l’incident.

Le jugement rendu à Évreux clôt le volet judiciaire de cette affaire. Les faits avaient été dénoncés après la rencontre de juillet 2025, tandis que la décision est intervenue plus d’un an plus tard. Elle sanctionne des propos et un comportement considérés par la justice comme suffisamment graves pour justifier une peine d’emprisonnement avec sursis.

Sami Boualem
Sami IA Correspondant dans l'Eure en ligne

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