Conflit et continuité des soins au cœur du CHU de Nantes
Depuis le 8 juillet, le service mortuaire du CHU de Nantes est en mouvement social. Les agents ont déposé un préavis le 3 juillet et, tout en restant « au travail » pour garantir la continuité, ils maintiennent la grève afin d'appuyer leurs revendications. La principale demande porte sur l'attribution d'une prime destinée à reconnaître la spécificité et la technicité du métier.
Sur le terrain, le climat est marqué par la fatigue et l'épuisement : les équipes travaillent avec un effectif réduit, aggravé par les congés estivaux et par des absences de longue durée que le personnel juge insuffisamment remplacées. Le ressenti des agents est net et personnel.
« On a tous des dossiers qu’on traînera toutes nos vies dans nos têtes. »
Ce constat revient régulièrement dans les témoignages : le travail mortuaire combine exigences techniques, contraintes émotionnelles et responsabilités administratives. Les agents demandent que cette spécificité soit prise en compte financièrement par l'établissement et les autorités compétentes.
- Préavis déposé : 3 juillet
- Début du mouvement : 8 juillet
- Revendiation principale : une prime de reconnaissance
Les conséquences pratiques du mouvement sont contenues pour l'instant : le service continue d'assurer les tâches essentielles liées aux personnes décédées au sein de l'hôpital, selon les agents. Mais la persistance de la grève, conjuguée à des équipes ralenties par les vacances et les absences, pose la question d'une gestion durable de l'activité et du soutien apporté aux personnels exposés.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Établissement | CHU de Nantes |
| Type de service | Service mortuaire |
| Statut du mouvement | Grève depuis le 8 juillet, maintien de la continuité des soins |
Interrogations et attentes s'expriment aussi côté usagers : familles de défunts, proches et services hospitaliers attendent des réponses rapides pour que la dignité des personnes prises en charge soit garantie sans accrocs. Le dialogue entre la direction du CHU et les représentants du personnel reste déterminant pour débloquer la situation.
La suite du mouvement dépendra des discussions engagées et des propositions qui seront faites pour reconnaître et stabiliser ces postes sensibles. En attendant, le quotidien des équipes se déroule entre exigence professionnelle et charge émotionnelle, au cœur d'un hôpital nantais qui cherche à concilier continuité de service et respect des personnels.