Une mobilisation devant l’école
À Nantes, la rentrée de novembre prend un tour particulier à l’école George-Sand. Parents d’élèves et enseignants se sont mobilisés, lundi 2 novembre 2026, pour soutenir deux familles géorgiennes expulsées de Nantes nord pendant les dernières vacances. Leur demande s’adresse au préfet : ils espèrent qu’un nouvel examen de leur situation permettra aux enfants de rester en France.
Dans cet établissement, les familles concernées ne sont pas inconnues. Leurs enfants y sont scolarisés depuis plusieurs années, et la mobilisation s’est organisée autour de cette réalité très concrète : des camarades absents, des liens noués dans les classes et une continuité scolaire brutalement interrompue. Les parents d’élèves et les équipes éducatives refusent de se résigner à cette séparation.
Des enfants scolarisés depuis plusieurs années
Parmi les enfants concernés figurent les jumelles de Nina, présentes à Nantes depuis quatre ans et scolarisées dans la même école. Leur mère exprime le souhait de rester en France. Dans le quartier et au sein de l’établissement, cette situation a suscité un soutien public, porté par ceux qui accompagnent les enfants au quotidien.
« Rester en France »
Ces quelques mots résument l’attente exprimée par Nina et ses jumelles. Ils donnent aussi un visage à une procédure administrative vécue, par les familles et leur entourage scolaire, comme une rupture. Pour les parents mobilisés, la scolarisation ne se limite pas à la présence en classe : elle s’inscrit dans une histoire collective, faite d’habitudes, de relations et de repères.
Un appel adressé au préfet
La mobilisation nantaise vise désormais une réponse des services de l’État. Les soutiens réunis autour de l’école demandent au préfet d’entendre leur appel et d’étudier la situation des deux familles. La démarche intervient après leur expulsion pendant les vacances, alors que les enfants étaient inscrits à George-Sand depuis plusieurs années.
- Deux familles géorgiennes sont concernées ;
- leurs enfants fréquentent l’école George-Sand, au nord de Nantes ;
- parents d’élèves et enseignants demandent au préfet de faire preuve de clémence.
À George-Sand, la mobilisation traduit donc une inquiétude immédiate pour les enfants, mais aussi l’attachement de la communauté scolaire à ceux qui la composent. Les parents et les enseignants ont fait le choix de rendre leur soutien visible, avec l’espoir que cet appel ouvrira une nouvelle possibilité pour les familles.